« Ode à l’espérance »

Tout le monde semble reprendre peu à peu la routine quotidienne, les derniers vacanciers vont retrouver leurs camarades dimanche soir pour les internes, lundi pour les autres. Encore quelques semaines de travail et c’est un bien. Après ce sera Pâques et les vacances qui reviennent.

L’hiver va toucher à sa fin, le printemps va arriver. Pris par de nombreuses activités plus diverses les unes que les autres, on oublie, pas pour tous, mais pour beaucoup trop, de regarder autour de nous.

Un peu honteux on constate que les prémices du printemps sont là, bien là, et bien ancrés dans le sol.

Devant moi, tout à coup, je découvre des jonquilles toutes en fleurs, ces bouquets qui s’offrent me font réfléchir sur le temps qui passe mais aussi sur la nature qui souvent sans bruit travaille, qui sans bruit avance et mène son petit bonhomme de chemin.

Et j’ai vu des bouquets tapis jaune.

Comment ne pas avoir vu les tiges percer la croûte terrestre, ne pas avoir su percevoir les prémices des bourgeons des fleurs, ne pas avoir vu pointer les corolles  de couleur jaune, ces bouquets qui jonchent le sol, comment ne pas avoir vu les tiges des jonquilles sortir du sol, pointer vers la lumière et devenir lumière ?

Et cela nous mène aux ténèbres, et combien de fois restons nous englués dans des difficultés, dans le noir, dans le sombre au lieu de voir le jour, la lumière.

A l’espérance !
L’espérance c’est cette petite voix intérieure qui nous dit que rien n’est perdu, qui est là pour nous rassurer. C’est celle qui nous permet de regarder la vie au – delà des difficultés. C’est un moteur, celui qui nous donne un regard nouveau sur la vie.

L’espérance nous aide à avancer, et à avancer le plus possible dans la joie et la paix.

L’espérance nous soutient et surtout dans les moments d’angoisses, elle nous relève de la détresse. Elle permet de changer l’ordre des choses.
Sans espérance on ne peut vivre ou tout au moins c’est plus difficile.

Et c’est René – François Sully Prud’homme
Poète français (1839 – 1907)
Prix Nobel de littérature en 1901 qui écrit ce poème.

« Deux voix s’élèvent tour à tour
Des profondeurs troubles de l’âme :
La raison blasphème, et l’amour
Rêve un Dieu juste et le proclame.

Panthéiste, athée ou chrétien,
Tu connais leurs luttes obscures ;
C’est mon martyre, et c’est le tien
De vivre avec ces deux murmures.

L’intelligence dit au cœur :
« Le monde n’a pas un bon père.
Vois, le mal est partout vainqueur. »
Le cœur dit : « Je crois et j’espère ».

« Espère, ô ma sœur, crois un peu :
C’est à force d’aimer qu’on trouve ;
Je suis immortel, je sens Dieu ».
–  l’intelligence lui dit : Prouve ! »

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Quelques jonquilles

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Quelques narcisses

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