« La Closerie des Lilas »

« Jadis, simple guinguette aux tonnelles fleuries, la Closerie des Lilas est devenue le rendez-vous de la création cosmopolite. »

170329 La Closerie des Lilas - Les arbustes sur le bld du Montparnasse

Dans Paris, il est des lieux qui ne laissent pas indifférent.

Hier, un rendez-vous important boulevard du Montparnasse. RER A, puis RER B, et c’est ainsi que je suis descendue à la station Port Royal, non loin du boulevard du Montparnasse.

Après être sortie de la station, après avoir traversé le grand carrefour, je me suis retrouvée devant la Closerie des Lilas et je me suis souvenue d’un dîner dans ce restaurant.

170329 La Closerie des Lilas - Menu et camélia en fleurs

J’avais été invitée par un ami et nous avions, je me souviens encore parlé politique. Homme responsable, sérieux, j’avais réussi à le faire rire et sourire et entre autre quand, je lui avais dit

–    » Vous savez, je ferais de la politique le jour où j’en aurai les moyens financiers. Je veux rester libre, dire ce que j’ai à dire, ne pas être mains et poings liés… »

Et hier je passais devant ce café, ce restaurant, cette brasserie de Paris, je suis passée devant et en vitesse, juste le temps d’admirer les camélias en fleurs et me promettant après mon rendez-vous d’y revenir.

170329 La Closerie des Lilas - Camélia en fleurs rose pâle

Et je suis revenue devant ce lieu mythique, situé à l’angle de la rue de l’Observatoire et du boulevard du Montparnasse, je me suis arrêtée devant ce restaurant dont la notoriété remonte à la fin du XIXème, au début du XXème, un de ces repères d’artistes, d’intellectuels, de peintres, d’écrivains, de musiciens même.

Il fut un temps, où certains peintres qui fréquentaient cet endroit, étaient appelés  » Les Intransigeants « , élèves de Charles Gleyre (1806-1874), élèves de l’école des Beaux Arts de Paris.

On en garde quelques noms en tête, comme Frédéric Basile, Auguste Renoir, Claude Monet, mais aussi Alfred Sisley, et bien d’autres encore, qu’on appelle toujours les Impressionnistes.

Charles Baudelaire, Théophile Gautier, Paul Verlaine, Émile Zola, sans oublier les frères Goncourt, Jules et Edmond, et de nombreux autres, viendront refaire le monde au cœur de ce Paris, dans ce quartier d’affaires, ils viendront gouter ou plus le petit café,  le petit ou le grand blanc,  déguster à ou plus l’absinthe, rire …

A l’époque  une haie d’arbustes et d’arbustes à fleurs et en fleurs selon la saison protégeait elle des passants, là est une autre histoire.

170329 Photo devant la Closerie des Lilas - Camélia en fleurs

Et je me suis arrêtée, accompagnée, j’y serais bien entrée dans ce lieu mythique et rien que pour y  prendre un café mais seule, non.

J’aurais cependant aimé admirer le tableau peint par Claude Meynard, admirer sa toile hyper réaliste intitulée  » Closing Time » et qui surplombe le bar.

170329 Closing Time tableau de Jean-Claude Meynard - La Closerie des Lilas - Né en 1951

« Closing time » de Jean-Claude Meynard (Artiste né en 1951)

Pour la petite histoire on raconte que ce restaurant aurait été construit sur un terrain qui appartenait à Robert II le Pieux (972-1031), le fils d’Hugues Capet (941-996) et d’Adélaïde d’Aquitaine (945-1004), sur le domaine du château de Vauvert ou Val Vert.

Le château aurait été abandonné après la mort de Robert le Pieux, et hanté par le diable. De là serait venue l’expression  » Aller au diable vauvert « .

Deux siècles se sont écoulés quand le rois Louis IX, dit Saint Louis (1214-1270) donne le domaine aux Chartreux afin que ce lieu soit exorcisé.

 » A moi le beau hasard dont j’ai su profiter et dont jusqu’à la mort je veux rester hanté, Germaine, eh ! oui, toi-même !… – Il nous reste à savoir avec quel art, l’un ? l’autre ? on aida le hasard. La première rencontre – était-ce dans les nues ? – avant notre naissance est de nous inconnue. La seconde ce fut Closerie des Lilas, face au Maréchal Ney foudroyé là, hélas ! Derrière sa statue un Cupidon vainqueur tirait de l’arbalète et perça nos deux cœurs de légers et longs dards, tout à fait par hasard ? Je n’en crois rien. Toujours il vise aux cœurs l’Amour… O le subtil gaillard ! »

Paul Fort (1872-1960) – Poète dramaturge français – Résumé de « Ballade du beau hasard »

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