« Un trimestre qui se termine »

Un trimestre qui prend fin, le premier trimestre de l’année 2017 se termine, trois mois qui viennent de s’écouler, un bilan qui reste à faire, voici une première constatation.

Vendredi, ce jour, le dernier de travail à l’usine, au bureau, à l’école et pour certaines zones c’est le début des vacances ce soir.

Un jour pour faire un bilan, pourquoi pas ?

Se poser, s’asseoir, se regarder en face, prendre une feuille et avec un crayon lister, marquer, marquer nos rêves, nos aspirations, tout ce qu’on aimerait, les rêves les plus fous, les rêves à tous les niveaux, de

  • famille,
  • travail,
  • études,
  • amis,
  • rencontres,
  • voyages,
  • maison,
  • installation,
  • sports,
  • expositions,
  • restaurant,
  • conditions de vie,
  • rapports avec les autres,
  • résolutions du début d’année…
    – …

Puis, prendre une règle et faire une, voire de colonnes et marquer oui ou non, puis une fois cette colonne remplie, remonter en haut de la liste et se dire, pourquoi ou pourquoi pas ?

Et on analyse, on marque, on écrit, on pose.

J’ai eu, j’ai fait, j’ai réussi, c’est «  super », je suis content, contente, j’ai atteint ce que je souhaitais, je m’épanouis. Je suis épanoui, épanouie, pour l’autre c’est un plus, je peux apporter plus encore à l’autre ;

Je n’ai pas eu, je n’ai pas fait, je n’ai pas réussi, pourquoi ? Il est temps de réagir.

Qu’est ce qui fait que cela ne va pas comme je veux ?

  • Mauvaise donne ?
  • Fatigue ?
  • Erreur de route ?
  • Faux jeu ?

Et je pose, je tente de décortiquer, pourquoi cela ne va pas comme je le souhaite, remise en cause, remise en question, c’est à chacun son mot.

Vendredi 31 mars, la veille du week-end pour les uns, la veille des vacances pour d’autres, avec le soleil qui brille, les fleurs qui sortent de toutes parts, les terrasses des cafés, des brasseries, qui s’ouvrent, les bancs des jardins publics plus attrayants, car des fleurs  qui s’épanouissent nous entourent, avec les premiers rayons de soleil qui viennent nous réchauffer, et pourquoi ne pas décider de sortir seul, seule, pour une fois, de se prendre un temps pour soi et réfléchir, dresser son bilan ?

La vie n’est-ce pas une construction de l’être qui se fait dans le temps ?

Ne faut-il pas vérifier à certains moments comme sur une voiture, si les boulons sont bien serrés, s’il y a assez d’huile ?

 

Par le petit bout de la lorgnette, regardons chez les artistes,

 170331 Bilan Tableau de courbet oneline-atelier-peintre

« L’atelier du peintre – Allégorie réelle »

Gustave Courbet – Peintre et sculpteur français (1819-1877)

Musée d’Orsay à Paris

 

Tableau de 5 m 98 X 3 m 61. Cette œuvre a été refusée à l’Exposition Universelle de 1855. Ce n’est que plus tard qu’elle sera présentée au public, lors d’une exposition que Courbet organise personnellement. Courbet estime que ce tableau représente 7 années de sa vie artistique et morale et que cette période aura été déterminante dans son œuvre.

Il assemble  l’allégorie, une forme de représentation indirecte et le réel, ce qui est lié à la réalité, à une certaine vérité.

Dans cette œuvre Courbet analyse et fait comme un bilan de la société dans ses passions et ses intérêts et le représente.

On pourrait presque dire que sa peinture et comme l’écriture d’un Honoré de Balzac (1799-1850), d’un Jules Barbey d’Aurevilly (1808-1889), d’un …

 

Et nous pouvons lire,

« Il n’y a qu’un problème, un seul de par le monde. Rendre aux hommes une signification spirituelle, des inquiétudes spirituelles. Faire pleuvoir sur eux quelque chose qui ressemble à un chant grégorien. Si j’avais la foi, il est bien certain que, passé cette époque de « job nécessaire et ingrat », je ne supporterais plus que Solesmes. On ne peut plus vivre de frigidaires, de politique, de bilans et de mots croisés, voyez-vous ! On ne peut plus. On ne peut plus vivre sans poésie, couleur ni amour. Rien qu’à entendre un chant villageois du XVe siècle, on mesure la pente descendue. Il ne reste rien que la voix du robot de la propagande (pardonnez-moi). Deux milliards d’hommes n’entendent plus que le robot, ne comprennent plus que le robot, se font robots. »

 

« Lettre au général X », dans Un sens à la vie, Antoine de Saint-Exupéry, éd. Gallimard, 1956 (ISBN 2070256677), p. 225

Antoine de Saint Exupéry – Ecrivain, poète, aviateur, reporteur français (1900-1944)

 

Et plus près de nous,

« Finalement, quand je fais le bilan de ma vie, j’ai un peu de biens et pas mal de maux. »

Robert Lassus – Journaliste, caricaturiste français (1930-2004)

Extrait du Journal d’un curieux curé de campagne

 

Mais aussi, que la nature est belle, avec ses fleurs des lilas qui s’apprêtent à éclore, à embaumer nos jardins,

170401 fleur de lilas

avec la fleur de pommier qui dans quelques mois nous offrira le fruit dit « défendu »,

170401 Bilan fleur de pommier

la pâquerette qui nous sourit sur le bord des routes, dans les parcs, dans les champs…ou autres myosotis.

170401 Bilan fleurs de myosotis

Et le bilan de la nature, quel est-il ?

 

Une réflexion au sujet de « « Un trimestre qui se termine » »

  1. Merci pour le bilan qui dans mon cas n’est pas simple à faire en ce moment mais je peux y puiser une inspiration.
    La voix du robot est effrayante et m’effraie aussi.
    J’ai bien noté les recettes de cuisine. Pour le crumble je mixe souvent plusieurs fruits.
    Merci pour ce blog fourni et surtout très divers

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s