« Avril »

« En avril, ne te découvre pas d’un fil »
Combien de fois a-t-on entendu cette phrase !

Et après, dans la foulée, comme si l’une ne pouvait aller sans l’autre,

« En mai fait ce qu’il te plaît. »

Tout cela est bien « gentil » mais, bons amis, mais, ces derniers temps, on ne savait plus où donner de la tête quand nous étions dehors, de la tête ou du corps !

Tantôt nous avions chaud, tantôt nous avions froid, tantôt le soleil brillait, tantôt il pleuvait et quand vous n’êtes pas prévoyant, quand vous n’avez pas pris le temps de regarder la météo, pris le temps peut-être même et seulement, le temps de regarder le ciel avant de sortir, vous vous retrouvez cheveux au vent, grelottant, ou tout au moins, déchantant.

Et je n’ai pas regardé le ciel, ou trop tard, et je n’ai pas senti, ni ressenti la température de l’air, ou trop tard, j’ai senti, j’ai ressenti et je me suis dite, que la prochaine fois je ferais plus attention.

Jambe nue et courte vêtue, et c’est ainsi qu’elle s’en est allée.

Ah le mois d’avril quel coquin ce mois ?
Il nous fait des farces tout le temps.
N’est-ce pas lui qui encore hier nous jouait des tours ?

170402 Avril des pensées

Le 1er avril, cela vous dit quelque chose ?

Hier, samedi 1er avril 2017, de bon matin, avec une amie nous sommes allées au marché, nous y sommes allées, non clopin-clopant, mais d’un pas assuré.

Comme chaque samedi nous sommes allées chez notre maraîcher habituel, celui qui nous vend, navets, carottes, chou, mâche en ce moment, betteraves, pommes et poires.
Ce commerçant a beaucoup de succès et nous devons faire régulièrement la queue et dès 8 heures du matin, sauf à la fin du marché car ses étalages sont vides, donc plus rien à acheter.

Et c’est alors qu’arrive mon tour

  • « Bonjour Madame, »
  • « Bonjour Monsieur, »
  • « Vous avez pris la passerelle ce matin ? »
  • « Non, pourquoi ? »
  • « Vous n’êtes pas au courant ! »
  • « Non, pourquoi ? »

Mon amie, se rapproche, d’autres personnes qui faisaient la queue également.

  • « Non, que se passe-t-il ? »
  • « Des piétons ont eu des soucis ce matin en traversant la passerelle. »
  • « Ah, pourquoi ? »

Et une dame non loin, de nous rajoute,

  • « Oh, que oui, et cela ne va pas du tout, les ascenseurs sont en panne, »
  • « Non, nous ne sommes pas au courant, racontez-nous. »

Et c’est ainsi que tout en servant toutes ces dames, car ils sont peu nombreux ces messieurs qui vont au marché le samedi matin, tout au moins à Maisons-Laffitte, c’est ainsi qu’il nous raconte.

  • « Eh bien voilà, ce matin des clients nous ont raconté qu’ils étaient sur la passerelle, il marchait tranquillement et tout à coup ils ont ressenti des vibrations, des vibrations de plus en plus fortes, la passerelle tremblait, ils ont dû s’agripper aux rebords au risque de tomber. »

Et c’est ainsi qu’une nouvelle personne, prend la parole,

  • « Oui, je le savais, depuis qu’ils ont construit cette passerelle, quelque chose me gêne, depuis qu’elle est là, je sens qu’il va y avoir un incident. »

Et une autre rajoute,

  • « Oh, vous avez raison Madame, à peine construite des graffitis, d’ailleurs là, la mairie n’a pas mis longtemps à faire tout enlever et ces ascenseurs, toujours en panne, enfin bien souvent. »

Et mon amie,

  • « Et les pompiers sont arrivés ? »

Et je prends la parole,

  • « Eh bien, je ne fais pas mes compliments à l’ingénieur, qui a conçu cette passerelle. »

Et durant 5 minutes, les commères vont bon train, de 4, nous sommes passées à 5, 6, 7 et le dernier sujet « à la mode », la passerelle qui a bougé.

Et pendant ce temps, notre « homme », prend, pèse, sert…, puis au moment où mon amie règle sa facture, c’est-à-dire, que j’ai déjà été servie, il prend la parole et dit,

  • « Poisson d’avril. »

170401 Poisson d'avril peint rouge et vert

Je ne sais combien de temps nous avons ri, mais cela a duré au moins quelques dizaines de secondes, si ce n’est deux, voire trois minutes. Et c’est alors que F. dit à notre marchand,

  • « Cette histoire, vous l’avez raconté à beaucoup de personnes depuis ce matin ! »
  • « Oui, à tous les clients qui venaient. »
  • « Et alors, ils ont eu la suite de l’histoire ? »
  • « Certains oui, d’autres non, ils sont partis avant et je n’ai pas eu le temps de dire que c’était un « poisson d’avril. » »

Et là, une nouvelle fois, crise de fou rire général, en imaginant comment cette histoire de passerelle a dû être modifiée, amplifiée, exagérée…

Je crois bien que c’est la première fois que je suis tombée dans le panneau, enfin tombée, on se comprend.

Et quelques pensées dans deux jardinières que je peux admirer aussi de bon matin.

170402 Avril des pensées 1

Et Pacha le chat, ce matin est allé sur le rebord de la fenêtre et à humer l’air. Il se remet doucement, et se fait dorloter, chouchouter.

170402 Avril des pensées 2

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