« Saint Stanislas et Stanislas »

Bonne fête à ceux qui portent le beau prénom de Stanislas.

170411 Saint Stanislas réfléchissant

Saint Stanislas, un grand Saint qui nous vient de Pologne. Ses parents, des nobles polonais, des personnes pieuses, sont mariés depuis 30 ans quand Stanislas voit le jour, nous sommes en 1030.

Le jour de sa naissance, son père se serait exclamé « Sois et glorifie Dieu », l’origine du prénom de Stanislas en polonais.

On nous raconte aussi que, dès sa plus tendre enfance, que Stanislas est  particulièrement aimé de Dieu, qu’il va être inspiré et recevoir de son créateur de nombreuses et importantes vertus.

Dans les études, Stanislas réussit brillamment, mais il n’a qu’un souhait, celui d’être cloîtré, de se consacrer à Dieu.

170411 Saint Stanislas jeune

A la mort de ses parents, il vend les biens dont il hérite. Il vend tout et distribue tout aux pauvres.

Après des études à Cracovie, il part 7 ans compléter sa formation chez les Bénédictins de Saint Germain des Près à Paris. C’est à Paris qu’il découvre la réforme de Cluny (les moines sont directement sous l’autorité de la papauté), qui commence.

Puis Stanislas retourne en Pologne et devient un prédicateur hors norme. A 36 ans, il est élu évêque de Cracovie. C’est un homme bon, qui aime ses prêtres, qui veille sur eux et qui ne manque pas de les visiter au moins une fois l’an.

Soucieux de la foi de l’Église de Pologne, il n’hésite pas à rappeler le roi Boleslas, dit « le Cruel », un homme débauché et sans vergogne.

Stanislas, l’évêque qu’il est, ne va pas hésiter à excommunier le roi, à lui interdire toute entrée dans une église, tant qu’il ne sera pas repenti.

170411 Saint Stanislas et l'homme à ses pieds

Il finira martyre, car le roi, en personne va l’égorger au pied de l’autel alors qu’il célébrait la Sainte messe.

Ainsi glorifie-t-il son Dieu, une dernière fois.

En 1253, Stanislas est canonisé.

Il devient le Saint Patron de la Pologne.

 

Et il y a d’autres Stanislas, des Stanislas plus ou moins connus.

On connaît le livre d’Alexis Carrel – chirurgien et biologiste français (1873-1944) « L’homme, cet inconnu » ;

170411 Alexis Carrel - Page de couverture livre - L'homme cet inconnu

 

Et comme Carrel je pourrais écrire un livre et je l’intitulerais « Stanislas, cet inconnu ».

Ce Stanislas n’était pas rentré dans les ordres, il s’est marié, il a été père de famille.
Oh je ne pourrais pas en écrire beaucoup, en tout cas pas assez à mon goût !

Il n’est pas né en 1030, il n’a pas été canonisé, enfin pas pour l’instant, il est né en 1928, il s’en est allé en 1994, il avait tout juste 65 ans, c’était un aristocrate, c’est à dire un homme qui avait de la distinction, des bonnes manières,… c’était mon père.

C’était un de ces hommes d’un autre âge, d’une autre époque, de ces hommes qui sortent du lot, de ces hommes qui ne laisse pas indifférent.

C’était un homme à part, mais ne le sommes-nous pas tous plus ou moins ? Chaque être n’est-il pas unique ?

C’était un de ces hommes à part.

Aujourd’hui, dans ce monde de 2017, la majorité se veut « mondialiste », se veut « communautariste », se veut « égalitariste » ou je ne sais quoi encore.

De l’utopie, et de cela je suis sûre.

Tout n’est que baliverne.

Apprenons, enseignons, formons des hommes et des femmes critiques et non des moutons de Panurge. Éduquons, élevons…

Demain, si nous distribuons à chacun la même somme d’argent, dans  un an, nous reprenons contact avec ces mêmes personnes et le résultat, certains auront créé un empire et d’autres seront des vagabonds, dans la misère, sans un euro en poche, seront à la sortie d’une bouche de métro, à la sortie d’une église et tendront la main.

C’est un peu la parabole des talents !

Alors « oui » je ne crois pas au « socialismo-démocratiquo-égaliraro-marxiomo », « oui » je ne crois pas en cela, mais en revanche je crois en Dieu, je crois que Dieu est en chacun et que certains le cachent plus que d’autres…

Certains ont dit, d’autres ont écrit « Mon père ce héros », pour ma part, je n’en sais rien, pour ma part, si je devais écrire un livre sur lui, ce serait « Mon père, cet inconnu » ou encore « Stanislas, cet inconnu ».

Il y a peu, il y a très peu, car c’était il y a moins d’une semaine et qu’est-ce qu’une semaine face à 40 – 50 – 70 – 100 ans et même 7 ans ?

Une nouvelle fois, je cherchais des papiers, pour être précise des plaquettes de séminaires que j’avais réalisées il y a plus de 30 ans déjà, et je suis tombée sur un bloc de feuilles à carreaux, un bloc noirci ou plus exactement écrit à l’encre bleue, donc bleui.

Oh, pas grand choses, des mots assemblés les uns à côté des autres, des phrases, des paragraphes, des « Je ne sais quoi » et ce sera pour une autre fois.

Je suis « tombée » nez à nez sur un bloc mais aussi sur une lettre datant du 12 juin 1988.

Cette lettre, écrite alors que j’étais en séjour en Normandie, cette lettre de 4 feuilles, de 7 pages, écrite à l’encre noire.

J’habitais à l’époque rue du général Bertrand dans le 7ème arrondissement de Paris entre les stations de métros « Duroc » et  « Saint François Xavier ».

Et sur la 1ère de couverture, sur la 1ère feuille et page, on peut encore lire au crayon à papier
« Jamais envoyée ».

Et cette lettre commençait ainsi.

« Cher Père,

« Toujours aucune nouvelle, le silence le plus total. Mort, en vie, je ne sais si mes lettres arrivent jusqu’à… »

Et j’ai pris cette lettre, je me suis assise, mais avant, à défaut de prendre une cigarette, ce que j’aurais fait il y a 30 ans, je me suis préparée un café ou un thé, je ne sais plus et confortablement me suis installée et j’ai lu.

Et j’ai pensé, je me revoyais écrivant cette lettre il y aura 29 ans le 12 juin prochain et j’ai pensé à toutes ses années écoulées depuis, à tous les évènements heureux et malheureux ou malheureux et heureux, à ceux qui sont partis trop tôt, à ceux qui sont là et que j’affectionne particulièrement.

Une nouvelle fois, j’ai réalisé combien la vie est fragile, combien les relations sont importantes, les relations avec l’autre, les relations à l’autre.

« Sois et glorifie Dieu », ne serait pas la phrase à dire à chacun de nous, Dieu étant en chacun de nous !

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