« Avancer, aller de l’avant »

« Fleur de pissenlit qui pousse dans le béton. »

Chacun des jours qui passent on avance, on avance en quelque chose ou peut-être pas.

Disons qu’on avance tout au moins en âge.
On avance et pourtant, cela dépend d’un individu à l’autre.

On avance ou on recule, car après avoir avancé, certains se retrouvent dans une position désastreuse,  et reculent et peuvent aussi entraîner les autres sur ce même chemin  et cela va jusqu’à la chute, et la chute pour beaucoup…

Dans la vie, on a des souhaits et il y a la réalité,  on garde espoir et tout à coup,  tout bascule, vous savez comme cette chaise où enfant on aime à être, à  basculer, pas d’autres verbes.

C’était hier et tout à coup, j’ai compris que rien n’est jamais acquis et si le bateau n’est pas correctement  gouverné, eh bien il finit par couler et c’est ainsi, et rien d’autre à dire.

Il est alors important d’accepter et de se défendre afin que les dégâts soient minimisés au maximum.

Et tout à coup je pense à ces personnes qui se retrouvent expulsées de chez elles, qui se retrouvent mises à la porte.

Elles s’étaient faites un nid douillet, un cocon chaleureux, et tout à coup, tout a basculé.  

Tout à coup plus rien, vous êtes jeté dehors, mis à la rue comme un malpropre, comme une malpropre.

On pense que cela peut arriver, on y pense, sans trop y penser et tout à coup, au détour d’une conversation vous comprenez que la situation  est grave et plus que vous ne l’imaginez et là, le choc !
Le choc est tel que la bouchée que vous avalez, reste coincée dans la bouche, et là c’est un moindre mal, c’est préférable à ce qu’elle se loge de travers et là ce peut-être une fin tragique.

Et c’était hier, un mot, une phrase, un revirement de situation total.
Pas le temps de dire ouf, pas le temps. De but en blanc vous apprenez et sans dire un mot.

Sous le choc, le temps pressant, vous ne pouvez réagir et c’est heureux, et même très heureux car il reste à accepter, à acquiescer, à se taire.

Et ils sont nombreux, à vous mettre devant le fait accompli, à réagir quand il est tard, peut-être trop tard.

Et trop tard, est-ce vrai tout compte fait ?
Pour certains ce sera toujours trop tard, car la vie si elle ne coule pas comme l’eau d’une rivière qui ne tarie pas, c’est une fin rapide et inéluctable.

Pour d’autres, les plus chanceux, les plus philosophes, garder espoir, et le maître mot, ceux-là ne se posent pas trop de questions dites métaphysiques,  il faut continuer d’avance, alors !

Continuer d’espérer, avancer, regarder vers l’avant, la meilleure et la seule chose qui soit.
Mais pour ce faire, encore faut-il avoir de la force !

 

170412 Tunnel avec lumière au bout

« Au bout du tunnel la lumière »

Et après une nouvelle,  des nouvelles qui vous montrent que la chute a commencé, ou qu’elle est bien partie pour,  qui vous montre que s’accrocher va être difficile, tout à coup vous êtes pris, vous êtes prise de vertige et vous ne savez plus où donner de la tête,  vous ne savez plus que dire, à qui parler, auprès de qui vous épancher, vous vous sentez abandonné, abandonnée.

Et des histoires  comme celle-ci, c’est chaque jour qu’on peut en lire, ce sont les gros titres de ces journaux à scandale.
« Après une belle carrière au cinéma, il devient millionnaire et puis plus rien, le néant. Il a tout perdu. »

C’est aussi tel ou tel joueur du loto qui gagne une somme considérable et peu de temps après, on lit encore dans les journaux,
« Généreux avec sa famille, généreux avec ses amis,  il s’est amusé ou non d’ailleurs, il a donné à tous, à ses proches,  à ceux qui le sont moins, une, deux, trois mauvaises affaires, mal conseillé, et trois ans après, se retrouve sans rien. Il a commencé à chuter, doucement, un peu plus vite et encore plus vite,  et c’est alors qu’il est pris dans une spirale et de plus en plus infernale. »

Et on imagine le reste.

 

170412 La Chute d'Icare peint par Jacob Peter Gowi

« La chute d’Icare » d’après Rubens

Jacob Peter Gowy – Peintre, portraitiste anglais (1615-1661)

 

Pour la petite histoire, Icare, le fils de Dédale, l’architecte. Dédale construit pour son fils des ailes, lesquelles sont fixées avec de la cire. Le père prévient le fils, et lui demande de ne pas s’approcher du soleil. Icare, n’en fait qu’à sa tête et par son imprudence provoqua la chute de ses ailes et donc sa chute.

 

170412 La chute d'Icare peint par Brueghel

« La chute d’Icare »

Pieter Bruegel l’Ancien – Peintre, graveur Flamand (1525-1569)

Et c’est aujourd’hui, aujourd’hui ce gouvernement, qui comme ces personnes qui cachent, qui ne disent rien, qui font croire que …! Qui n’acceptent que de laisser entrevoir,  qui n’affichent qu’un problème, qui ne lèvent qu’un coin du voile et ceux qui ne montrent que par  le trou de la lorgnette.
Ce sont ceux qui vous mettent devant le fait accompli.

Et à l’avant-veille de la passion de Notre Seigneur, Jésus Christ,  on imagine tout à coup, on pense au vertige subi, à la spirale qui va entraîner Notre Sauveur, dans les jours prochains, à la descente qui va le mener jusqu’au tombeau.

Il est dit, que chacun a une croix à porter et que cette croix est plus ou moins lourde et je me pose cette question en ce jour de Mercredi Saint,  comment est-elle « mesurée » ?
Quel poids a-t-elle ?
Et résister jusqu’où ?  
Résister comment ?

 

170412 Chemin de croix - Jésus tombe

« Jésus tombe sous le poids de la croix »

Et cela m’amène à avoir une pensée pour un ami, pour un homme qui avait il y a une vingtaine d’année 37- 40 ans et qui m’avait écrit un jour,
« Madame, je vous sais croyante, comment aimer un homme mort sur une croix et non au combat ? »
Je n’ai pu répondre à sa question, et ne lui ai jamais répondu.
Aujourd’hui il n’est plus de ce monde, car peu après m’avoir écrit cette lettre, c’était un soir d’hiver,  alors qu’avec un de ses amis de « combat », alors que tous les deux sillonnaient les routes de France, leur véhicule a dû déraper, et ils s’en sont allés, l’un et l’autre, ils s’en sont allés rencontrer celui, mort sur une croix.

Et il y a ces mots qui ne sont pas énoncés, ces mots qui par leur absence entraînent des maux.

Qu’en cette semaine Sainte, qu’en ces derniers jours avant la résurrection, que le Seigneur entende chacun de nos cris et que le meilleur soit pour nos âmes.

Garder l’espérance, l’espoir… Ne serait-ce pas le maître mot ?

« Points de chute »

Voyons, se dit la sorcière

En descendant vers la terre,

Si j’atterris sur un clocher,

Je vais me piquer les pieds.

Si j’atterris dans un trou,

Je vais me casser le cou.

Si j’atterris dans la rivière,

Je vais mouiller mon derrière.

Je crois, se dit la sorcière,

Qu’il vaut mieux rester en l’air !

Corinne Albaut – Poète français – Née en 1954

 

170412 La chute d'Icare peint par Matisse

« La chute d’Icare »

Henri Matisse – Peintre français (1869-1954)

 

« Une chute profonde mène souvent vers le plus grand bonheur. »

William Shakespeare – Poète, dramaturge anglais (1564-1616)

 

170412 La chute - 1ère page livre de Camus 1956

« La Chute » 1956

Albert Camus – Ecrivain français (1913-1960)

Œuvre inachevée de Camus. Un an après sa mort l’écrivain reçoit le prix Nobel de littérature.

C’est l’histoire d’une confession d’un homme à un autre homme. Le plus intéressant c’est que l’histoire est un monologue. Le sentiment de culpabilité est bien étudié dans cet écrit.

 

«  Et si je chute, continue dit-il, je me relève et je vais quand même vers le Seigneur. »

Julien Green – Ecrivain français (1900-1998)

 

 

 

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