« Reprise »

« Femme reprisant un bas »

Vincent Van Gogh – Peintre et dessinateur néerlandais (1853-1890)

 

Reprise des cours pour les uns avec de plus des examens, c’est à dire une reprise sur les chapeaux de roues, reprise du travail pour les autres, une nouvelle fois il y en a pour chaque goût.

Les jours passent et ne se ressemblent pas.

C’était le repos pour beaucoup et cela fait partie déjà du passé.

170418 Reprise Rentrée-2014-comment-éviter-la-déprime-à-quelques-semaines-de-la-reprise-des-cours

Reprise un mot qui en dit des choses quand on pense à

  • reprise économique, on se demande si on doit rire ou pleurer, disons que le rire est jaune, les entreprises quittent la France, car à force d’étrangler, il ne reste plus qu’à quitter ce pays,
  • reprise financière, il n’y a jamais eu depuis des d’années autant de personnes pour se « serrer » la ceinture, les pauvres sont de plus en plus pauvre, celui qui avait, a encore moins et devient pauvre ou en voie de le devenir, le riche quant à lui s’enrichit car il en faut bien. Et on appelle tout cela le progrès !
  • reprise de l’école, est là, sur quel mot devons-nous nous attarder ?
    Sur reprise ou sur école ?

Sur école, enfin sur ce qu’il en reste, car le niveau d’une école à  l’autre, on s’est compris,

170418 Reprise - bd sur j'aime pas la reprise

  • Reprise des chaussettes, c’était il y a … du temps avec leur œuf ou sorte d’œuf en bois pour reprise, pour faire que le trou ne soit plus, pour redonner à la chaussette une nouvelle vie.
    Enfin j’exagère, car cela m’arrive encore de réparer, de repriser des chaussettes et quelques une attendent d’ailleurs que je me penche sur elles, et je ne suis pas la seule, d’autres mamans, d’autres femmes plus ou moins jeunes doivent repriser encore quelques chaussettes.

 

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« Un Homme Raccommodant des Chaussettes »

ou « A Man Mending Socks »

Anna Ancher – Peintre danoise (1859-1935)

 

  • Reprise, et vous pensez au « lifting », car ils sont nombreux et nombreuses à se faire « tirer » la peau. Je ne porterais pas jugement, à chacun de voir ! et qui dit que dans quelques années je n’en ferais pas autant. Fontaine je ne boirais de ton eau, c’est bien connu, alors !

 

  • Reprise, au théâtre ce soir, oui, c’est bien cela. Ah le théâtre, on pourrait en parler durant des heures et quelles sont les dernières pièces à la mode ? Il reste à se renseigner.

 170418 Reprise - portée reprise en musique

  • Reprise, barre de reprise, signe de reprise, c’est ce qui indique qu’il faut jouer une seconde fois la partie du morceau comprise entre les deux symboles.
  • Reprise, reprise de quoi ? des grèves ! des augmentations des prix !

En attendant, j’ai mon RER à prendre et c’est la reprise des transports. Encore hier je l’empruntais, et aujourd’hui c’est reparti.

Il y avait atmosphère, atmosphère avec Arletty et sa voix gouailleuse et il y a reprise, reprise…

Enfin on l’espère et on l’attend.

 

« Je voudrais que l’intelligence fut reprise au démon et rendue à Dieu. »

Jean Cocteau – Écrivain, peintre et réalisateur français (1889-1963)

 

« Il y a des femmes qui, comme certaines pièces de théâtre, méritent des reprises et plaisent davantage la deuxième fois. »

Etienne Rey –  Dramaturge et critique littéraire français (1879-1965)

 

 

Reprise de La Dame

Mourir de la poitrine
Quand j’ai ces bras de lys,
La lèvre purpurine,
Les cheveux de maïs
Et cette gorge rose,
Ah ! la vilaine chose !
Quel poète morose
Est donc ce Dumas fils !

Je fus, pauvre colombe,
Triste, blessée au flanc ;
Déjà le soir qui tombe
Glace mon jeune sang,
Et, j’en ai fait le pacte,
Il faut qu’en femme exacte,
Au bout du cinquième acte
J’expire en peignoir blanc !

Pourtant, j’aime une vie
Qu’un immortel trésor
Poétise, ravie,
Dans un si beau décor ;
J’aime pour mes extases
Les feux des chrysoprases,
Les rubis, les topazes,
Les tas d’argent et d’or !

Paris est une ville
Où mille voyageurs
Cherchent au Vaudeville
De pudiques rougeurs,
Où toute jeune fille
Aux façons de torpille
Peut avoir ce qui brille
Aux vitres des changeurs !

J’aime cette lumière
Qui, des lustres fleuris,
Tombe aux soirs de première
Sur ma poudre de riz,
Quand, aux loges de face,
Ma petite grimace,
Malgré leur pose, efface
Cerisette et Souris.

J’aime qu’en ma fournaise
Un lingot fonde entier,
Et que, pour me rendre aise,
Avec un luxe altier
De jeune Sulamite
Qui ne soit pas un mythe,
Plus d’un caissier imite
Grellet et Carpentier !

J’aime que le vieux comte
Soit réduit aux abois
En refaisant le compte
Des perles que je bois,
Enfin, cela m’allèche
De sentir ma calèche
Voler comme une flèche
Par les détours du bois !

J’aime que l’on me bouge
Un grand miroir princier,
Pour me poser ce rouge
Qui plaît à mon boursier,
Tandis que ma compagne,
Brune fille d’Espagne,
Sur l’orgue m’accompagne
Des chansons de Darcier !

Mais surtout, quand, dès l’aube,
S’éloigne mon sous-chef
Natif d’Arcis-sur-Aube,
Renvoyé d’un ton bref,
Dans ma main conquérante
J’aime à tenir quarante
Nouveaux coupons de rente,
Et du papier Joseph !

Théodore de Banville – Poète, dramaturge, critique dramatique, journaliste (1823-1891)

Extrait du recueil « Odes funambulesques » -Janvier 1857

 

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