« Les nouvelles »

Encore un mot qui en dit long, et de si bon matin, je ne vais pas m’arrêter sur l’origine du mot, sur ses multiples significations ou autres, je ne sais quoi.

En attendant, concernant Pacha, il a retrouvé ses habitudes d’antan, il miaule dès qu’il veut sortir et se positionne devant une fenêtre en attendant qu’une bonne âme veuille bien lui obéir.

Il n’a plus sa démarche fière et altière, il avance d’un pas plus lent et avec une coquetterie à la patte arrière gauche.

Il ne semble pas souffrir et cela ne l’empêche pas de sauter des tomettes de la cuisine sur l’évier, de l’évier à la fenêtre, de la fenêtre au rebord de la fenêtre, du rebord de la fenêtre au toit, du toit au muret, du muret au toit du pseudo garage et du garage au jardin et de faire le chemin inverse.

Enfin, il a retrouvé une certaine agilité et les soins prodigués à l’animal ont été bénéfiques.

A cette heure, et depuis un temps certain, il a trouvé que de me servir de foulard, de ras de cou était encore le top. Je ne sais pas si c’est pour lui ou pour moi !

A l’heure où je tapote sur l’écran, il me regarde, me fixe même et je me demande si il n’éprouve pas une certaine jalousie envers ce rectangle qui doit mesurer 6 cm sur 12 ou 15 cm, je ne saurais vous le dire de si bonne heure.

Bref, il est posé et se repose sans aucun complexe.

A quoi pense-t-il tout en ronronnant, là est une autre histoire. En toute franchise, je ne le sais pas et ne pense pas un jour percer ce mystère.

On dira ou on appellera cela « Les mystères de Pacha le chat » ou encore « Les rêves de Pacha le chat ».

 

170419 Nouvelles - Photo de Pacha le chat

Donc, Pacha coule des jours heureux et Dieu soit loué qu’il ait eu la force de monter jusqu’à nous au lieu de croupir ensanglanté, seul, dans un coin, au risque de mourir dans des souffrances que je n’ose imaginer.

Pour Pâques il n’a pas goûté aux dits œufs, mais est passé de bras en bras, et s’est fait caresser dans le sens du poil et cela est tout dire.

 

170419 Nouvelles - Photo de Mémo vue de dos

Et des nouvelles, il y en a aussi du côté de notre protégée qui un temps avait protégé mes trois bonheurs, de nouvelles de Raymonde à donner à vous donner, cela vous avez compris.

Elle est venue passer ce qu’on peut appeler la  » trêve pascale « . Elle est venue du Vendredi Saint au Lundi de Pâques et a partagé un quotidien bien familial.

Commençant avec un Chemin de Croix autour de Saint Séverin à Paris, c’est au bras de l’une, de l’autre que d’un pas guilleret elle nous a accompagnées, puis office du Vendredi Saint et surtout les Vigiles pascales où elle a retrouvé ses deux petits protégés au service de la messe.

 

170419 Nouvelle - La vie est un défi - Mère Térésa

Nous avons beaucoup ri, ri de tout et de rien, mais cela a été un véritable dépaysement de la voir avec une joie de vivre simple et bon enfant.

Chaussures trouvées, enfin !

Vestiaire amélioré, des petites choses pour certains mais des grandes pour elle.

En revanche, aucune nouvelle de dame « curatrice », pas de mutuelle en vue, donc pas possible de refaire des lunettes, la porte toujours sans clé, donc ouverte à tout et à tous.

Je ne m’attarderais pas sur la demande de l’APA et autres « pseudo » détails qui ne doivent pas être la priorité de l’administration et en ce moment encore plus.

En attendant, si parfois son cerveau part trouver refuge dans je ne sais quelle contrée, elle sait que son bulletin de vote, elle ira le mettre, si l’administration française ne lui a pas enlevé par le fait qu’elle est sous curatelle.

Détail qui a son importance et que je n’ai pas encore étudié.

Et je ne parle pas des meubles de cuisine, des sanitaires bouchés qui n’intéressent personne non plus.

Une dame de 85 ans, ne va pas casser pour casser, alors !

C’était aussi les dernières nouvelles du jour, celles de Raymonde et de Pacha ou de Pacha et de Raymonde.

170419 Nouvelle vie en cours de téléchargement

Nouvelle bonté

Il n’est pas question de livrer le monde aux assassins
d’aube
la vie-mort
la mort-vie
les souffleteurs de crépuscule
les routes pendent à leur cou d’écorcheurs
comme des chaussures trop neuves
il ne peut s’agir de déroute
seuls les panneaux ont été de nuit escamotés
pour le reste
des chevaux qui n’ont laissé sur le sol
que leurs empreintes furieuses
des mufles braqués de sang lapé
le dégainement des couteaux de justice
et des cornes inspirées
des oiseaux vampires tout bec allumé
se jouant des apparences
mais aussi des seins qui allaitent des rivières
et les calebasses douces au creux des mains d’offrande
une nouvelle bonté ne cesse de croître à l’horizon.

Aimé Césaire – Extrait du recueil « Wilfredo Lam » (1913-2008)

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