« La rencontre de Prince et de Perle Grise »

C’est l’histoire d’un chat, d’un gros matou noir et blanc qui, un beau jour de printemps rencontre une petite souris. Notre matou s’appelle Prince et demoiselle souricette, se prénomme Perle Grise.

« La rencontre de Prince et de Perle Grise »

Perle Grise vivait à la campagne dans une jolie maison coquette. Elle était arrivée là, un beau jour de printemps, c’était il y a tout juste un an.

Prince, quant à lui, demeurait non loin, puisqu’il vivait dans la maison voisine. C’était un chat bien gros et gras au pelage blanc et qui avait comme particularité d’aimer à prendre des bains de soleil.

Dès que le moindre rayon de soleil apparaissait, il aimait à aller sur la pelouse, et le dos sur l’herbe, les quatre pattes en l’air, les yeux fermés, il se reposait, rêvait quand il ne se le frottait pas.

Prince avait aussi une spécificité, il avait une peur bleue de l’eau et dès qu’une gouttelette d’eau tombée du ciel ou d’ailleurs, il partait en courant se réfugier n’importe où, partait se cacher, se mettre à l’abri.

Un beau jour d’avril, c’était il y a quelques jours, Prince allongé sur la pelouse rêvait. Il devait certainement rêver de souris, devait s’imaginer regardant une ronde de souris dansantes au son de la comptine, devait dévorer des yeux nos petits mammifères et attendant d’un croquer une première, une seconde et peut-être même une troisième. Il devait rêver au son de « Dansons la capucine ».

« Dansons la capucine
Y a pas de pain chez nous
Y en a chez la voisine
Mais ce n’est pas pour nous

Dansons la capucine
Y a pas de vin chez nous
Y en a chez la voisine
Mais ce n’est pas pour nous

La la la la la la la, la la la la la la
La la la la la la la, la la la la la la… »

Puis tout à coup, une goutte d’eau réveilla notre animal, ou tout au moins le sorti de son rêve, de son sommeil et d’un bond Prince ouvrit les yeux.

Découvrant que le ciel était bleu, découvrant que le soleil brillait, découvrant qu’une douce chaleur continuait de l’envelopper comme si de rien n’était, il referma ses yeux et on peut le penser, qu’il repartit au pays des souris dansantes.

A peine trois minutes après, une seconde gouttelette de pluie tomba sur le museau de l’animal, puis une troisième gouttelette de pluie et une quatrième tombèrent. Il ne fallut pas beaucoup de temps à Prince pour sortir des bras de Morphée, pour faire un bond, pour se retrouver sur ses quatre pattes et courir, courir vers le premier abri qui allait se trouver devant son chemin.

Le tonnerre se mit à gronder, le ciel tout à coup s’assombrit, et tel un sceau qui se déverse, des trombes d’eau tombèrent du sol et en peu de temps on put découvrir de nombreuses flaques.

L’animal  parti sans trop regarder, se retrouva presque nez à nez avec une petite souris qui goûtait tout en dégustant une portion de fromage qui avait dû tomber du morceau de pain du quatre heures d’un des enfants de la maison.

Prince, découvrant la ravissante souris tomba des nues et n’en crut pas ses yeux et au lieu de chercher à croquer l’animal, prit un malin plaisir à l’observer, à l’admirer, tout simplement à regarder le petit rongeur grignotant avec délectation son bout de gruyère.

Il admira l’agilité, la précision, l’élégance de la petite bête.

Puis, on ne sait pourquoi, notre souris leva la tête, peut-être que le chat qui la contemplait faisait de l’ombre et que par faute de lumière elle se trouva enveloppée de pénombre comme à la tombée de la nuit.

  • Bonjour Monsieur, qui êtes-vous ? Il ne me semble pas vous connaître !
    • Non, je m’appelle Prince, j’habite non loin de vous, au 15 de la rue des Collines, dans une grande maison bourgeoise.

La pluie, des gouttelettes de pluie se sont mises à tomber, j’ai entendu l’orage, l’orage gronder et me voici, en face de vous. Mais vous, qui êtes-vous ?

  • Une souris. Je suis née ici il y a un an. J’habite avec mes parents et avec mes sœurs. Nous habitons dans cette maison et plus spécifiquement dans la cave de la maison. Il faisait beau, j’ai senti l’odeur du fromage, et je n’ai pu m’empêcher de chercher d’où venait cette odeur. Puis, j’ai aperçu un morceau de fromage et profitant de la sieste de mes parents, profitant de l’occupation momentanée de mes sœurs, j’ai décidé de prendre la poudre d’escampette pour aller manger ce morceau de gruyère bien tentant.
    • Hé bien quelle histoire ! Il semble que de me voir ne vous fait pas peur ? Les souris n’aiment pas à me rencontrer généralement. Et comment t’appelles-tu déjà ?
  • Je m’appelle Perle Grise.
    • Perle Grise, mais quel joli prénom et qu’est-ce qu’il te va bien !
  • Oui, je sais ! Merci Prince. C’est bien comme cela ton prénom, n’est-ce pas ?
    • Tu ne te trompes pas Perle Grise. Mais, sais-tu que les chats aiment à manger et mangent les souris ?
  • Euh, non, pourquoi, me dis-tu cela ? Et, je n’ai jamais vu de chat.
    • Tes parents auraient oublié de te mettre en garde vis-à-vis des gros chats moustachus et avec des griffes longues et recourbées, avec des canines bien pointues ! Et ne t’ont pas t’il dit de ne pas parler à des personnes étrangères à ta famille, à tes connaissances ?
  • Comment dis-tu ? Un étranger, mais c’est quoi un étranger ?
    • Une personne que tu ne connais pas, une personne qui n’est pas de ta famille, une personne qui…
  • Et toi, tu es un étranger ?
    • Oui, je suis un étranger pour toi et je suis un chat.
  • Mais Prince, c’est quoi un chat ?
    • Perle Grise, tu me surprends beaucoup, tes questions m’inquiètent de plus en plus, tu sembles ne rien connaître de la vie, de ses dangers. Mais te rends tu compte que je suis un gros matou, qui aime à manger les petites souris, puis tout à coup on entend,
  • Perle Grise, Perle Grise, où es-tu ?
  • Maman, je suis avec Prince.
    • Mais qui est Prince ma chérie ?
  • Maman, Prince est un gros matou, il me raconte que c’est un chat et que les chats aiment à manger les souris.

Puis, tout à coup Prince se rapproche de Perle Grise et tente d’une grosse patte velue d’où sortent de grosses griffes noires et courbées de la déposer sur notre petite naïve, qui réalise subitement que l’animal ici présent n’est peut-être pas un camarade de jeu mais bien un ennemi potentiel, s’il n’est pas un ennemi tout simplement.

En même temps, un bruit de porte qui claque se fait entendre, une grande masse noire qui est autre que l’ombre du maître de maison qui avance d’un pas sûr et sans deviner qu’un chat et qu’une petite souris étaient il y a encore peu en grande conversation.

Au son du bruit, nos deux héros s’écartent l’un de l’autre, Prince repart vers d’où il venait alors que Perle Grise retourne retrouver ses parents et ses sœurs.

 

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