« Un samedi bien chargé »

« Les vrais voyageurs, sont ceux qui partent pour partir »

Charles Baudelaire – Poète français (1821-1867)

Il est des jours plus occupés que d’autres, des jours avec des réponses décevantes et tout compte fait c’est certainement parce que mieux doit arriver.

Quoiqu’il en soit, l’important est de savoir garder confiance, avour foi en l’espérance.

Il est aussi important d’avoir l’œil, mais les deux yeux c’est encore mieux, l’oreille, mais les deux oreilles c’est aussi encore mieux, d’être aux aguets.

Et nous vivons une époque tout compte fait merveilleuse car il y a comme à chaque époque de belles choses à voir, à vivre, à connaître, à découvrir, sans oublier les belles surprises qui perlent notre existence.

Ce matin, c’est un peu  » speed « , train pour l’un, travail pour certains, rendez-vous divers, c’est la variété.

  • Vite mon chéri, on va être en retard, on a un train, on va être en retard. Non, tu as un train.
    • Mais non Maman, il faut 25 mn de gare à gare, puis 10 mn de marche. Pas de problème, pas de stress. Il faut rester « cool « .

Une fois sur le quai de la gare, j’ai l’idée de regarder le billet.
Et là, mauvaise surprise et panique à bord, il est 7 heures 7h50 et le train est à 8 heures 10 du matin.
En français on nous rabâche que le mot impossible n’est soit disant  » pas français, qu’il n’existe pas, mais là, j’avoue y perdre mon latin, car pour moi, il est vraiment impossible d’arriver à la gare d’Austerlitz même avec un véhicule, un taxis, un Uber ou une autre société de transport.

Naturellement, on part les poches à moitié vides, juste avec un billet de 20 euros, et encore, c’est bien car combien de fois sort on sans un centime, sans un chéquier et même sans Carte Bleue ou une autre carte.

Dame providence est toujours là, même si parfois on a la naïveté ou peut-être l’orgueil d’en douter, la providence n’abandonne jamais, si on sait la percevoir même dans les moments les plus sombres, ce qui n’était pas heureusement le cas ce samedi matin ; et je tombe sur une « bonne copine », copine étant une relation proche avec qui les échanges sont en vérité et qui me dit,

  • Tiens j’ai un peu d’espèces, on ne sait jamais.
    Tu me rembourses après, il vaut mieux.

    • Un grand merci.

Nos chemins se séparent.

Avec les appareils connectés, on constate rapidement que la gare initiale n’est plus la bonne et que maintenant, les trains en direction de Chartres, Vendôme… sont au départ de la gare Montparnasse.

Changement à Châtelet puis direction ligne 4.

Super tout est bien qui finit bien. Encore une expression qui  veut tout dire et ne rien dire.
C’est ce qu’on nous raconte.

Arrivés en bas de l’escalator qui nous permet d’accéder au quai, un panneau, avec la mention suivante,
« La sortie à Montparnasse en provenance de la ligne 4 est fermée au public jusqu’à la fin mai. »

Voici donc la mauvaise plaisanterie que nous découvrons, disons que nous avons trouvé ces travaux un peu, beaucoup pénibles, et que pour nous ce n’était vraiment pas le jour.

Aucun texte alternatif disponible.

Même si cela ne console pas, nous avons constaté ne pas être les seuls…, la différence, c’est que ces deux dames avec qui nous avons discuté, sont prévoyantes et qu’elles avaient pris une marge d’une heure, pour être certaines de ne pas rater le train.

Cette prévoyance, je l’admets et la comprends, mais quand on est dans les transports en commun toute l’année, si il fallait être une heure avant chaque rendez-vous, on ne ferait plus que cela, attendre, attendre et attendre.

170429 Parti - Ligne 4

Une fois arrivée à la gare Montparnasse, direction « les guichets » et comme à la Caisse Primaire d’Assurances Maladie, on doit prendre un ticket. Encore pas tout à fait exact, et il vaut mieux être prévenu.

Vous prenez un ticket quand vous partez à une autre date. Pour un départ le jour même, ce n’est pas le cas, vous allez vers la gauche, et vous faites la queue.

Cela prouve qu’il faut bien lire toutes les indications, on peut faire la queue pour rien si non est un peu pressé.

Donc direction, vers la longue file d’attente.

Pour les billets à prendre pour une date ultérieure, vous avez une sorte de salon, des fauteuils, banquettes pour  vous asseoir, de l’autre, pour les départs immédiats, une queue de plusieurs mètres, une queue debout. 25 – 30 personnes et 3, voire 4 guichets ouverts, maximum.

Le prochain train est dans moins de 10 minutes, alors que ces 10 dernières minutes semblent longues, on sent une agitation gagnée certaines des personnes qui comme nous attendent pour un départ immédiat. Les langues se délient, chacun y va de son commentaire,

  • Vous avez vu, un samedi matin, à l’heure de pointe, 8 guichets fermés pour 3 d’ouverts,
  • Et toutes ces personnes qui attendent,
  • Oui vous avez bien raison, tout cela est incompréhensible.

Enfin, notre tour arrive enfin, sans le temps de dire « Ouf », ou si, juste après avoir dit

  • « Bonjour Monsieur »,

Juste après avoir donné les billets à échanger, nous réclamons un billet pour Vendôme, il y aura deux changements, près de 4 heures de changement, et un moindre frais l’augmentation de tarif.

Le billet en poche, il nous à courir, même pas le temps de prendre une boisson, jusque le temps du trajet, d’accéder au quai,

Et pendant son temps, l’un comme nous recevons sur nos téléphones,

  • est bien dans le train, pas d’encombre, il a eu son train !

On en rit, et dans ces cas-là, le mieux est de ne pas répondre, car mentir serait stupide, alors on fait celui, celle qui n’a rien lu, pris dans une course contre la montre.

Ouf, dans 3 minutes le train part, c’est un TER, il est bondé de monde, il va sur Chartres. C’est normal, un week-end de travail, il faut se promener, sortir, et c’est ce qu’ils font.

Un baiser, deux baisers,

  • Bon voyage, bonne détente, des « A lundi », tu embrasses pour moi, tu aides, tu révises tes maths.

Les partent automatiques du wagon se ferment, et le train est déjà parti.

Une nouvelle fois, me voici sur un quai de gare, seule.

Ils sont tous partis, ils s’en sont tous allés, à droite, à gauche, et on cela aussi c’est la vie.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s