« Voir, regarder, transmettre »

«  Le peintre du Pont Mirabeau »

 

C’était hier, une nouvelle fois j’empruntais le quai Louis Blériot à Paris et j’ai été surprise de constater que depuis mon dernier passage dans le quartier que tout avait changé.

En quelques jours, en quelques semaines, la nature change, évolue.

Il y a encore deux mois, les arbres étaient dévêtus, ils présentaient à qui voulait le voir que des troncs et des branches plus ou moins élancés aux tons noirâtres, brunâtres et parfois même grisâtres.

Puis, peu à peu, on a vu apparaître les premiers bourgeons, puis ces bourgeons se sont épanouis et selon les variétés on a vu pointer des fleurs ou des feuilles, et cela en fonction de l’espèce, et on appelle cela une évolution.

Hier encore je suis donc passée quai Blériot et donc non loin du Pont Mirabeau et j’ai été frappée de constater le changement du paysage.

Si il y a encore peu, je pouvais voir facilement l’autre rive, voir le 15ème arrondissement, ce n’était plus possible à moins de se pencher, de se rapprocher des bords de Seine, à moins de se mettre à la hauteur des arbres.

Ils sont si grands désormais ces arbres, leur végétation est si épanouie, qu’ils emplissent et remplissent à eux seuls tout l’espace.

En sortant d’un rendez de travail, j’ai découvert un nouvel occupant, un homme d’une quarantaine, d’une cinquantaine d’années peut-être, il était là debout, sur le trottoir qui nous mène ou tout au moins qui nous permet de nous rendre sur le pont.

 

170523 Le peintre du Pont Mirabeau le 23-05-17

« J’observe et je peins »

Non, il ne marchait pas, il était même debout et avait en face de lui un chevalet grand ouvert. Sur le chevalet une toile bien avancée si on estime qu’un tableau l’est quand des touches de peinture recouvrent toute la surface.

Sérieux, concentré, il reproduisait ce qu’il voyait, c’était dans les verts, dans les bleus, c’était ce qu’il regardait.

Je n’ai pas résisté à m’approcher, j’ai regardé son œuvre, tout au moins les prémices, les touches de couleurs posaient avec soin, avec délicatesse, avec attention. Je l’ai observé et son regard allait du paysage qu’il admirait à sa toile, il s’imprégnait de ce que son œil admirait, puis reproduisait.

Si j’ai demandé l’autorisation de le photographier, il ne m’a pas été possible de m’attarder plus longtemps pour discuter, un second rendez-vous étant planifié sur mon agenda.

Peut-être lundi prochain et à la même heure ?

Puis en le quittant, il y avait cette fleur et si je ne l’ai pas peinte, je me suis arrêtée et j’ai saisi le temps.

 

170523 Le fleur sur mon chemin

« La fleur sur mon chemin »

C’était hier et aujourd’hui, j’ai le cœur serré en pensant aux victimes de Manchester, en pensant aux blessés, aux secours, mais aussi à l’Angleterre toute entière, au Royaume Uni, mais aussi au monde une nouvelle endeuillé par des êtres bien malheureux pour faire autant de mal à l’autre.

Ah, si tous les gars du monde pouvaient se donner la main on pourrait faire une ronde !


 

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