« Pacha le chat de bon matin »

Ah les chats !

Que ferions-nous sans eux, sans entendre leur ronronnement, sans caresser leur pelage, tout simplement, sans leur présence ?

On nous parle régulièrement du bien être d’avoir un animal, d’avoir un chat, de l’importance de cette petite bête à quatre pattes avec une queue, à avoir dans la vie.

Aujourd’hui, plus qu’hier et certainement moins que demain, de plus en plus d’institutions, d’organismes mettent et mettront à notre disposition cet animal, un bar à chats, un bureau avec des chats…

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« Olympia » peint en 1863 d’Édouard Manet (1832-1883) – Musée d’Orsay à Paris – France

Mais qu’est-ce qu’un chat ?

Vous ouvrez un dictionnaire et vous avez sensiblement d’une édition à une autre, d’un auteur à un autre, sensiblement la même définition, les mêmes caractéristiques pour décrire l’animal et je vous laisse le faire.

En quelques mots, si cela peut vous distraire, le chat est un mammifère, un félin. Cet animal est un carnivore et si je veux le décrire, le chat est sensé posséder :

  • un corps avec
  • 6 excroissances,
    • d’un côté une tête qui possède aussi 3 excroissances,
      • les deux oreilles et
      • le museau.

On peut y ajouter deux yeux perçants, des moustaches qui sont ses radars, qui sont à eux seuls, presqu’un cerveau, le second de l’animal, le premier étant caché dans la boîte, dite crânienne ;

  • de l’autre côté une queue, un appendice indispensable qui sert de balancier, qui permet l’équilibre et qui plus est, est très décoratif.

« Il remuait son panache qui nous faisait penser à un éventail »

Ne pourrions-nous écrire ceci ?

  • Et puis nous avons 4 pattes qui lui permettent de se mouvoir avec une certaine aisance.

Le chat ronronne et miaule et ils ne sont pas nombreux les mammifères à émettre ces bruits particuliers que sont, le ronronnement et le miaulement !

 

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« La Raie » de Jean-Baptiste Siméon Chardin (1699-1779)

Musée du Louvre – Paris – France

Le chat est très indépendant et c’est lui qui décide de venir à votre encontre ou non.

Si c’est son heure de venir se frotter près de vos jambes, de sauter sur vos genoux, vous n’aurez que le choix d’obéir, c’est à  dire aucun choix.
Attendre les caresses, les quémander, des actions que vous connaîtrez sans la moindre difficulté.

Enfin, le chat est un tueur.

Aux petits rongeurs et aux oiseaux, il ne fait pas de cadeau.

Combien de fois n’avons-nous pas vu arriver par la fenêtre Pacha avec un mulot, un moineau mort ou vivant coincé entre ses dents ?

La pauvre bête si elle vivait encore, ou à l’agonie, vous regardait en espérant peut-être du secours.

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« Le Portrait de Monsieur X ou le Portrait de Pierre Loti »

Œuvre du Douanier Rousseau (1844-1910)

 

Nous en avons sauvé mais cela n’a pas duré et l’heure de la fin sonnait pour ces innocents peu après avoir franchi, la fenêtre de notre appartement. Les exemples sont légendes, ces leçons nous montrent que nos soins prodigués avec amour n’ont pas été récompensés à leur juste valeur et les vies de ces petites bêtes s’en sont allées.

En attendant la prochaine victime de notre compagnon de route, Pacha le chat, aime à se reposer et la couette de sa maîtresse favorite, semble lui convenir.

Ah les chats !

Les chats c’est aussi notre amie Colette, dans son livre écrit en 1905, « Dialogue de bêtes »,  avec  Toby-le-Chien  (bull bringé) et Kiki-la-Doucette (le chat des Chartreux). Ce sont 7 dialogues plus amusants les uns que les autres.

 

170526 Couverture - livre le dialogue de bêtes de Colette

« Nos amis le chien et le chat vus par Colette »

Que rajouter si ce n’est que Pacha a retrouvé force et vitalité.

 170526 Pacha le chat sur la couette 1.php.jpg

« Pacha le chat de tout son long »

« Presse papier »

C’est un petit chat noir, effronté comme un page.

Je le laisse jouer sur ma table, souvent,

Quelquefois il s’assied sans faire de tapage ;

On dirait un job presse-papier vivant.

 

Rien de lui, pas un poil de sa toison ne bouge.

Longtemps, il reste là, noir sur un feuillet blanc,

A ces matous, tirant leur langue de draps rouge,

Qu’on fait pour essuyer les plumes, ressemblant.

 

Mais le voilà qui sort de cette nonchalance,

Et faisant le gros dos, il a l’air d’un manchon ;

Alors, pour l’intriguer un peu, je lui balance,

Au bout d’une ficelle invisible, un bouchon.

 

Il fuit en galopant et la mine effrayée,

Puis revient au bouchon, le regarde, et d’abord

Tient suspendue en l’air sa patte repliée,

Puis l’abat, et saisit le bouchon, et le mord.

 

Je tire la ficelle, alors, sans qu’il la voie ;

Et le bouchon s’éloigne, et le chat noir le suit,

Faisant des ronds avec sa patte qu’il envoie,

Puis saute de côté, puis revient, puis s’enfuit.

 

Mais dès que je lui dis : « Il faut que je travaille ;

Venez-vous asseoir là, sans faire le méchant ! »

Il s’assied … Et j’entends, pendant que j’écrivaille,

Le petit bruit mouillé qu’il fait en se léchant.

Edmond Rostand (1868-1918)

 

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