« Le mensonge »

Il y a des mots que je déteste, et le mensonge en est bien un.

Je n’aime ni le mot, ni ce qu’il représente.

Mais qu’est-ce que le mensonge ?

  • Vaste sujet me direz-vous !

Chacun y va de son mot pour expliquer le mensonge,

  • Déguisement de la pensée dans l’intention de tromper,
  • Énoncé délibéré d’un fait contraire à la vérité,
  • Dissimulation de la vérité,
  • Faire croire à l’autre quelque chose qui n’est pas,
  • Donner une information inexacte,
  • Une sorte de manipulation

Et la liste peut s’allonger car on va vous expliquer qu’il y a aussi plusieurs sortes de mensonges

  • Le mensonge joyeux, pour plaisanter,
  • Le mensonge officieux, pour rendre service à autrui,
  • Le mensonge pernicieux, lui qui a pour but de nuire à autrui.

Et plus on avance dans le mensonge, plus on réalise également que le mensonge peut-être plus ou moins conscient, ou inconscient,

  • Le mensonge de l’enfant, ou le pseudo-mensonge, peut-être n’a-t-il pas encore pris conscience de ce qu’il dit,
  • Le mensonge à soi-même, on ne veut pas reconnaître une vérité, peut-être par orgueil ? Ne pas admettre qu’on se soit trompé dans le choix d’un époux, d’un travail, d’études,
  • Le mensonge-désir, celui qui cherche à nier une réalité qui peut-être frustrante ou inacceptable,
  • Le mensonge utilitaire, se dire qu’il peut être utile, c’est bien le cas quand un homme ou une femme politique, modifie son curriculum vitae à des fins…
  • Le mensonge hostile, dans un but de nuire à l’autre, par haine, jalousie, envie

Dans chaque cas, le mensonge n’est pas considéré et n’a pas à être considéré comme quelque chose de bien mais plus de mal, un travers de l’être humain, un travers qu’il est important d’effacer, pour avoir des relations authentiques et vraies avec l’entourage.

Comment peut-on vivre dans le mensonge ?

Comment peut-on se regarder en vivant dans le mensonge ?

Comment peut-on donner l’exemple quand on est soit même dans le mensonge ?

J’ai entendu des personnes vous dire « blanc » et cinq minutes après vous affirmer qu’ils avaient dit « noir »,

Et il y a aussi le mensonge par omission, et celui-ci, il est génial, on ne dit rien donc, pas de problème, on n’a rien dit.

Quoiqu’il en soit, le mensonge ne peut faire que de la peine à celui qui le reçoit.

Si certains, ne disent pas telle ou telle chose pour ne pas faire de la peine, c’est peine perdue, puisque cela fait encore plus de peine.

Et c’est bien pour cela, qu’en qualité de parent, il est important d’expliquer dès la plus tendre enfance ce que sont le bien et le mal, ce que représente le mensonge, ce que cela apporte dans la vie.

Le mensonge amène un moment ou un autre une séparation, car comment rester en contact avec quelqu’un en qui vous ne pouvez avoir confiance ?

C’est Anton Tchekhov – écrivain, nouvelliste et dramaturge russe (1860-1904) qui écrit dans une lettre le 2 janvier 1900

« Nulle raison ne pourrait justifier le mensonge. »

 

Une phrase qui pourrait être en 1ère de couverture de nombreux journaux aujourd’hui !

N’est-ce pas Pinocchio, qui avait son nez qui s’allongeait dès qu’il disait un mensonge ?

Vous vous souvenez le petit homme de bois

Une bien jolie histoire racontée aux enfants.

Ce sont les aventures d’une marionnette, écrites en 1883 par Carlo Collodi – journaliste polémiste, écrivain pédagogue italien (1826-1890).

 

170607 Pinocchio aventures-pinocchio 1ère de couverture

Et l’histoire commence ainsi

« Chapitre 1 »

« Comment Maître Cerise, le menuisier, trouva un morceau de bois qui pleurait et riait comme un enfant.

Il était une fois…

– Un roi ! – vont dire mes petits lecteurs.

Eh bien non, les enfants, vous vous trompez. Il était une fois… un morceau de bois.

Ce n’était pas du bois précieux, mais une simple bûche, de celles qu’en hiver on jette dans les poêles et dans les cheminées.

Je ne pourrais pas expliquer comment, mais le fait est qu’un beau jour ce bout de bois se retrouva dans l’atelier d’un vieux menuisier, lequel avait pour nom Antonio bien que tout le monde l’appelât Maître Cerise à cause de la pointe de son nez qui était toujours brillante et rouge foncé, comme une cerise mûre.

Apercevant ce morceau de bois, Maître Cerise devint tout joyeux et, se frottant les mains, marmonna :

– Ce rondin est arrivé à point : je vais m’en servir pour fabriquer un pied de table.

Sitôt dit, sitôt fait : pour enlever l’écorce et le dégrossir, il empoigna sa hache bien aiguisée.

Mais comme il allait donner le premier coup, son bras resta suspendu en l’air… »

Jean de La Fontaine, dans de nombreuses fables, n’a pas oublié de nous parler du mensonge, par exemple,

« Le satyre et le passant »

Au fond d’un antre sauvage

Un satyre et ses enfants

Allaient manger leur potage,

Et prendre l’écuelle aux dents.

On les eût vus sur la mousse,

Lui, sa femme, et maint Petit ;

Ils n’avaient tapis ni housse,

Mais tous fort bon appétit.

Pour se sauver de la pluie,

Entre un Passant morfondu.

Au brouet on le convie

Il n’était pas attendu

Son hôte n’eut pas la peine

De le semondre (1) deux fois.

D’abord avec son haleine

Il se réchauffe les doigts.

Puis sur le mets qu’on lui donne,

Délicat, il souffle aussi.

Le satyre s’en étonne ;

Notre hôte, à quoi bon ceci ?

L’un refroidit mon potage ;

L’autre réchauffe ma main.

Vous pouvez, dit le Sauvage,

Reprendre votre chemin.

Ne plaise aux Dieux que je couche

Avec vous sous même toit !

Arrière ceux dont la bouche

Souffle le chaud et le froid (2) !

La Fontaine, s’est inspiré d’Esope « L’homme et le satyre »

Jean de La Fontaine (1621-1695)

(1) prier avec insistance,

(2) ceux qui sont « doubles », dont l’attitude est ambigüe

 

Et il y a quelques ouvrages qui aiment à nous relater quelques histoires que l’on pourrait appeler de « croustillantes ».

Le livre de Luc Mary – Ecrivain et historien français (né en 1959) et de Philippe Valode – Essayiste français (né en 1946)

 « Les mensonges les plus incroyables de l’histoire de France revisitée. »

170607 Les mensonges de l'histoire de france revisités

Quelques histoires comme, Robespierre, Le masque de fer, l’élection de René Coty, Les diamants de Bokassa, L’affaire Dreyfus…

Et le livre de René Girard – philosophe et anthropologue de la violence et du religieux (1923-2015) – Membre de l’académie française.

 

170607 Mensonges romantiques

Un livre sur les fondements de notre rapport avec autrui, illustré par de nombreuses histoires de la littérature, une analyse des plus grands chefs d’œuvre de la littérature romanesque (Stendhal, Flaubert, Proust…)

 

Enfin pour terminer

« L’art n’est pas un mensonge »

Extrait de Correspondance (1847-1852)

Gustave Flaubert – Écrivain français (1821-1880)

3 réflexions au sujet de « « Le mensonge » »

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