Le 100ème « Le retour »

Aujourd’hui, c’est le 100ème article publié sur ce blog, est-ce une suite ou seulement le début d’une nouvelle et longue aventure ?

Si le temps donnera lui-même la réponse, ce jour, ce lundi 12 juin 2017, c’est aussi le retour du pèlerinage des mères de famille à Cotignac, en Provence.

170612 Le chemin de nos vies

Le temps a été doux, clément, avec un beau soleil le jour, une pleine lune la nuit, pas de pluie, et au petit matin un peu de fraîcheur.

Parmi ces milliers de marcheuses venues de toute la France et peut-être aussi d’ailleurs, dans un silence nous avons marché, pas une marche de fantaisie, pas une marche de promenade, une marche volontaire pour nous rendre à la source, une marche de pèlerine venant crier à la Sainte Famille nos douleurs, mais aussi nos joies, nos demandes et nos remerciements.

170612 Le chemin de nos vies 1

« Des chemins plus ou moins difficiles »

L’aventure a commencé aux alentours de 19 heures le jeudi soir, nous nous sommes retrouvées chez les Sœurs de la Consolation à Draguignan et c’est là, qu’a débuté ce rendez-vous.

170612 La Sainte Vierge

« La Sainte Vierge »

Retrouvailles pour les unes, découvertes pour les autres, nous avons surtout déposé nos sacs, et toutes en demi-cercle, devant et sous protection de la mère du Christ, de notre mère du ciel, chacune s’est brièvement présentée, nous avons dîné mais aussi et surtout prié dans le jardin, puis après à la chapelle. Plus de connexion avec le monde extérieur, le mobile de côté, nous nous sommes recentrées sur ce qui est un essentiel.

170612 La consolation le jardin

170612 La consolation le jardin 3

170612 La consolation le jardin 1

« Le jardin des sœurs de la Consolation à Draguignan »

Les mines étaient blêmes pour beaucoup, les traits tirés, le regard parfois même lointain, les visages fatigués, l’œil éteint parfois en arrivant.

Sœur Sophie, notre protectrice, était quant à elle tout sourire, toute joie, ouverte, dans l’accueil de chacune, mais aussi dans l’accueil du groupe.

Et c’est bien ainsi que l’aventure a commencé.

Puis, à 22 heures 30, extinction des feux, car le lendemain, départ au lever du jour, tout au moins le plus tôt possible.

Prières, sac à dos avec le repas du déjeuner et des pauses, quelques textes en poche, remis par la sœur, un livre de messe, un livre de chant, un chapelet à la main, c’est ainsi que nous sommes parties.

Loin de nos familles, de nos enfants, des époux, mais aussi loin d’une vie trépidante, parfois même agitée, difficile, décevante, pénible mais pas seulement et heureusement, loin d’une vie satisfaisante, heureuse, loin d’une vie quotidienne, et cela veut tout dire, nous sommes parties.

Deux jours et une demie journée en pleine nature, loin des habitations, loin des médias, loin de tout.

Durant cette soixantaine d’heures qui correspond aussi à 240 quarts d’heure, et on peut aussi compter en minutes, durant tout ce temps nous avons foulé le sol de Provence, emprunté des chemins plus ou moins tortueux, des chemins plus ou moins escarpés, des chemins qui montaient et d’autres qui descendaient, nous avons traversé des ruisseaux, traversé des champs, nous avons surtout marché en écoutant la parole le Dieu, en méditant aussi le Saint Rosaire, en nous imprégnant des odeurs, de la beauté de la nature, du chant des oiseaux, des cigales, des paroles de sagesse, de conseils, d’amour de Dieu expliqués par la sœur, mais aussi par le Père qui nous a rejoint le vendredi matin  et jusqu’au samedi.

Nous avons eu la chance de pouvoir nous rafraîchir les pieds, tout au moins les mains, dans l’eau d’une rivière, une eau douce et froide, revigorante et nous avons entendu le bruit de son clapotis. Tout était bonheur et enchantement.

170612 Le ruisseau

« C’est aussi le chemin escarpé de nos vies et même s’il est beau »

Une nouvelle fois, on regarde, on respire, on admire, en entend, on touche et on se dit

« Quelle merveille que la création ! »

Des larmes ont été versées, des sourires ont été échangés, une entraide s’est créée entre les pèlerines. Nous avons partagé notre nourriture.

Nous avons abandonné nos familles, nos amis, nos voisins, en pensant à nos familles, nos amis, nos voisins, mais aussi à la France et au monde.

Elles, ils n’étaient pas présents physiquement mais peut-être encore plus car nous les portions dans la prière, dans nos cœurs, durant toutes ces heures, durant toutes ces quelques 3 600 minutes et même plus en comptant le retour à nos domiciles.

La ligne droite si elle existe en mathématiques, si elle peut être représentée sur une feuille de papier ou  un autre support, ces mots quant à eux, ne peuvent convenir pour une vie, pour la vie. Des hauts et des bas, des joies et des peines, des rires et des chagrins, des routes de vie plus ou moins faciles.

170612 les pèlerines

« Le chemin de nos vies »

Les chemins empruntés sont nos vies, la vie de chacune, la vie de chacun, et si il y a un mot à garder en tête après ce temps, c’est qu’au bout de tunnel il y a la lumière, que le mot « ESPÉRANCE » doit être le maître mot.

Bon retour aux pèlerines qui liront ou non ces lignes.

Vous tous qui lisez, vous étiez dans mes prières, les intentions particulières confiées et d’autres encore, ont été déposées au pied de Saint Joseph.

Comme Anne d’Autriche nous sommes allées boire l’eau miraculeuse de la source, car cette eau est miraculeuse, nous avons prié devant la statue de Saint Joseph, nous avons vu le tableau miraculeux de la Sainte Vierge, portant l’Enfant Jésus, nous avons prié à genoux devant cette maternité.

Comme Louis XIV aussi nous avons emprunté l’escalier qui monte à la chapelle pour rendre grâce, celui là même qui a été monté des millions de fois et qui continuera de l’être et que nous souhaitons continuer à monter pour demander, mais aussi remercier.

Un merci à toutes les organisatrices, aux sœurs, aux prêtres qui ont accompagné chaque pèlerine avec écoute, sagesse, merci pour les prières des unes et des autres. Merci à chaque pèlerine, sans qui ce temps fort n’aurait pu être non plus.

Merci.

Et voici quelques fleurs qui ont réjoui notre cœur sur le chemin.

170612 La Provence 5

170612 La Provence 6  170612 La Provence 8

170612 La Provence

170612 La Provence 12

170612 La Provence 9

 

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s