« Écrire n’importe quoi, pourquoi pas ? Bon voyage ou bonne lecture ! »

Écrire,  c’est un mot qui indique une action. Il n’est  ni beau, ni laid. Ses sonorités ne sont pas très douces,  n’appellent pas à une jouissance particulière.
Écrire, c’est avant tout la réunion de différents objets, c’est un crayon, un support, mais aussi des membres, une main, un cerveau…

Écrire,  c’est  sortir ce qui est dans la tête, ce qui nous passe par la tête et le déposer avec des mots, par des mots, c’est déposer notre pensée pour qu’ensuite elle soit lue de tous ou d’un maximum.

L’écriture peut aussi se retrouver sur une feuille grâce à une imprimante, en passant par l’ordinateur. Que l’écrit provienne d’une feuille imprimée ou d’une feuille manuscrite, l’origine reste la même et dans les deux cas, elle sort de l’esprit.

Sorti de l’esprit signifie, passer de la tête  au cou, puis par l’épaule droite pour arriver dans le bras droit,  puis dans l’avant-bras droit et en passant par le coude droit qui va permettre une pliure. Puis c’est au poignet de recevoir l’information,  laquelle va continuer de descendre pour arriver dans la main, la main droite.

Puis l’information va prendre un double chemin, elle va passer par l’index droit et le pouce droit, enfin, pour le droitier, car pour le gaucher, par l’index gauche et le pouce gauche et dans ce cas, ce n’est plus l’épaule droite, mais la gauche, ce n’est plus le bras droit, mais le gauche… enfin, le mot droit est remplacé par le mot gauche.

De quel côté passe l’idée ? On ne sait pas très bien, mais cela n’a pas d’importance car l’idée se retrouve au bout d’un crayon ou d’un stylo, crayon papier ou crayon de couleur, stylo bille ou stylo encre.

Le crayon a une mine qui le traverse au centre généralement, une mine noire, une mine plus ou moins épaisse, une mine plus ou moins grasse, une mine plus ou moins sèche ou une mine de couleur, la couleur peut être une des couleurs dite primaire, bleu , rouge ou jaune, elle peut être d’une couleur de l’arc en ciel, indigo,  bleu, vert, jaune, orange ou rouge, c’est-à-dire que son nombre est plus important.

Ces couleurs grâce à divers mélanges, peuvent encore se multiplier. On peut aussi les additionner, ou on les soustraire, enfin soustraire de quoi, soustraire du tube, pour les ajouter ailleurs, bref, et cela dépend encore de l’humeur.

170626 Ecrire n'importe quoi 1

Si on veut un orange, on additionne la couleur jaune avec la couleur rouge, et selon la quantité, la couleur obtenue varie, on peut dire, ici écrire, qu’il y a une nuance , ici ce sera pour les orangés, et ainsi jusqu’à presque l’infini.

Et il y ces autres couleurs qui sont le blanc, le noir, deux teintes qui viennent encore augmenter notre palette, avec du rouge et du blanc, on obtient un rose, ce rose peut être plus ou moins foncé et en mélangeant avec le bleu, le vert… les couleurs sont infinies.

Le stylo bille comme le stylo plume possèdent un réservoir.  Le réservoir du stylo plume peut quant à lui se remplir au gré de nos envies,  s’il a une pompe bien sûr, dans l’autre cas, on change la recharge, la recharge c’est ce que l’on appelle la cartouche.

Pour un fusil, la cartouche est remplie de poudre, de plomb, c’est la cartouche à plombs, mais pour le stylo, c’est un liquide de couleur ou non, car le noir est-il une couleur ?

Dans tous les cas, une traînée sort de la pointe ou de la plume et vient se déposer sur une feuille de papier généralement, mais ce peut-être, sur du tissus ou un autre support, parchemin, bois, pierre…  et tout cela est faux car avec le doigt je peux écrire sur du sable fin et surtout quand la mer vient de se retirer ; avec une craie, je peux écrire sur une pierre, sur un sol quelconque, sur du fin gravier et faire ce que je veux, et cela me rappelle quand je dessinais un jeu de marelle, je prenais un bâton et avec le bâton je dessinais sur la terre, un demi-cercle, puis au-dessus un carré, puis un autre… et puis deux côte à côte, et enfin,  après avoir dessiné « X » carrés, je terminais par un demi-cercle et je le nommais « ciel ».

170626 Ecrire n'importe quoi - jeu de marelle

Je portais alors une jupe à carreaux, un chemisier blanc et un pull bleu marine, des socquettes blanches et des chaussures bleues marines, et les cheveux au vent, les cheveux coupés à la Jeanne d’ Arc.

Après avoir lancé un caillou, je me mettais sur un pied et je sautais ; le monde, le temps n’avaient alors plus d’importance, en réalité, ils n’existaient pas. Je sautais, je sautais, je tournais, je lançais, je vivais, plus rien ne comptait, c’était le bonheur et même si j’étais seule.

Grâce à cette traînée on peut former des lettres, et ces lettres mises bout à bout engendrent des mots, lesquels engendrent des phrases, puis des paragraphes et en conclusion on a une idée qui a jailli ;  une information qui est déposée et qui transmet quelque chose ;  qui répond à une attente ;  à une attente concrète ou non ; enfin, cela n’a pas d’importance dans l’immédiat car il suffit que cela ait déjà apporté du bonheur à celui qui a laissé aller son esprit.

Écrire, lire, deux mots qui, un jour ou l’autre doivent se rencontrer, qui, un jour ou l’autre, ne font plus qu’un. L’écrivain a rencontré le lecteur et le lecteur a rencontré l’écrivain, et on appelle cela être en symbiose, et cela n’est-il pas déjà,  une forme de Nirvana ?

Écrire,  c’est aussi,  se dépouiller,  c’est transmettre,  communiquer,  donner à l’autre ce qui vient de vous, du plus intime de l’être.
Lire, c’est recevoir,  attraper ce que l’autre a donné, a bien voulu donner, vous donner,  ce que l’autre vient de transmettre, ce dont l’autre vient de se dépouiller, c’est découvrir ce que l’autre avait dans la tête, ce que l’autre gardait en lui, ce que l’autre conservait depuis longtemps ou non, ce que l’autre avait à laisser.

Écrire, lire, recueil, livre, page, stylo, image, reliure, tout un vocabulaire qui interpelle et qui fait quelque peu peur quand on est un néophyte, quand on ne connaît rien, quand on n’est pas spécialiste, quand on n’a pas été à l’école, à la grande école.

J’ai cherché à comprendre, mais quoi ? Je n’avais qu’un souhait, qu’un désir, celui de noircir une feuille.

Écrire, poser, déposer, des mots, des pensées…

Se laisser aller, réciter, raconter, narrer, tout un vocabulaire encore pour un public averti, tout un vocabulaire pour le spécialiste que je ne souhaite pas être car rester à la portée de tous est pour moi essentiel et surtout dans une époque où ils sont tous « tout », où ils savent tous « tout », où ils sont tous les meilleurs.

Désir d’écrire, mais quoi ?

Une histoire drôle ? Mais laquelle ?

Une aventure ? Celle de mon chat ? Mais, mon chat il dort durant la journée et le soir, à la nuit il s’en va s’amuser, il part à la chasse, enfin c’est ce qu’on croit, il part à la chasse, à la chasse aux souris, à la chasse aux pigeons, à la chasse aux mulots, à la chasse aux moineaux…, à la chasse.

Écrire un poème, écrire une nouvelle, écrire un roman, écrire, mais écrire quoi ?

La suite c’est pour une prochaine fois.

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