« La souffrance »

« Ne sommes-nous pas tous des forçats ? » Fondation Georges Rouault

Georges-Henri Rouault – Le Peintre de la Souffrance – Peintre fauviste, expressionniste, art chrétien – Graveur et verrier – ( 1871-1958) – Élève de Gustave Moreau 

♥   ♥   ♥   ♥   ♥   ♥   ♥

« La plus grande souffrance est de se sentir seul, sans amour, abandonné de tous. »

Sainte Mère Térésa de Calcutta – Religieuse indienne (1910-1997) béatifiée le 4/09/2016 par le Pape François à Rome (Italie)

 

170630 Picasso - La femme en pleurs

« La Femme qui pleure »

Portrait de Dora Maar (1937) – Maitresse de Picasso – Tate Modem – Londres – Angleterre

Pablo Picasso – Peintre, dessinateur, sculpteur espagnol (1881-1973)

 

Il est des mots que chacun de nous aimerions bannir du vocabulaire, et le mot « souffrance » en est un.

La souffrance est un état né d’une difficulté, d’un état pas habituel ou peu habituel et très difficile à porter, à supporter physiquement, mais aussi psychologiquement… pour soi, mais ce peut être aussi pour les autres.

Voir un enfant souffrir pour un cœur de mère est très difficile et on ne peut qu’avoir de la compassion pour ceux qui souffrent.

Quand on dit le mot « souffrance » on pense souvent à la souffrance physique, mais elle n’est pas la seule, il y a la souffrance morale, psychique.

Hier un de mes proches a dû subir une intervention banale ou plus exactement pas grave, importante tout de même, mais nécessaire pour son bien et je l’ai vu se « taper la tête contre les murs », car ne sachant où donner de la tête, tellement il souffrait.

Ne pouvant donner un analgésique, car il faut respecter un temps entre deux prises, je ne savais que faire, que dire, me sentant impuissante devant le mal qui le rongeait, alors que c’est un adolescent courageux et même très courageux et qui a la faculté de supporter  le mal beaucoup plus que la moyenne.

D’autres phénomènes se mêlant, j’en avais même une nausée qu’il m’était difficile de contrôler, me sentant inutile, dépourvue de quoi que ce soit pour apaiser cette souffrance, son mal être.
Une conversation téléphonique avec le chirurgien a fini par apaiser. Il a été réconforté sur le post opératoire, ils se sont entretenus, il a pu poser des questions, le chirurgien a répondu, puis a fini par s’endormir d’épuisement.

Une nouvelle fois j’ai pensé au Christ en croix et à la Sainte Vierge au pied de la croix.

Oh pas de comparaison véritablement, mais parce que dans la vie on réalise qu’il ne nous reste qu’une chose quand on a le sentiment d’avoir tout fait, c’est de s’abandonner, c’est de prier.

Souffrir, on ne le souhaite à personne et c’est un bien de constater les nombreux progrès de la médecine moderne, de constater que le malade est de plus en plus soulagé de ses souffrances. Encore des progrès à faire, mais nous sommes sur la voie de la réussite.

Et s’il y a la souffrance physique, il existe aussi celle qui se voie moins, qui est tout aussi grave et peut-être plus, tout au moins différente, c’est la souffrance psychologique, psychique. .. une autre souffrance qui n’est pas à négliger et qui rend malheureusement celui qui le vit, comme l’entourage, on en revient au même.

Ah la pomme d’Adam !
Ah, Eve par qui le malheur est arrivé ?
Et aurions nous fait mieux ?
– Je ne le pense pas.

Alors prenons notre mal en patience !

 

170630 Vincent_van_Gogh-autoportrait-a-loreille-coupee

« Vincent van Gogh – Autoportrait à l’oreille bandé » 1889

Vincent van Gogh (1853-1890)

 

« Quand bien même une amère souffrance »
Non, quand bien même une amère souffrance
Dans ce cœur mort pourrait se ranimer ;
Non, quand bien même une fleur d’espérance
Sur mon chemin pourrait encor germer ;Quand la pudeur, la grâce et l’innocence
Viendraient en toi me plaindre et me charmer,
Non, chère enfant, si belle d’ignorance,
Je ne saurais, je n’oserais t’aimer.

Un jour pourtant il faudra qu’il te vienne
L’instant suprême où l’univers n’est rien.
De mon respect alors qu’il te souvienne !

Tu trouveras, dans la joie ou la peine,
Ma triste main pour soutenir la tienne,
Mon triste cœur pour écouter le tien.

Recueil : Premières poésies (1829) – Alfred de Musset – Poète (1810-1857)

 

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s