« Chat et souris » & « Souvenirs »

« Antoinette petite fille »

Née le 10 juillet 1920

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Un week-end chargé d’émotions, de chaleur, de fleurs, de nature, de marche à pieds, de pompiers, d’une piscine municipale, de pluie, de soleil, de désordre, de repas au restaurant, d’un chat, d’une souris et de souvenirs… il y en a pour tous les goûts et plein la tête.

On dirait même que c’est une histoire !

Donc, dimanche soir après un week-end bien rempli, après une chaleur excessive et même écrasante, après un soleil en pleine activité, après des trombes d’eau, on appelle cela un changement de temps ; après le beau temps, la pluie.

Un livre entre les mains, un chapitre d’une cinquantaine de pages terminé, je ne sais quelle idée me prend, d’ouvrir la fenêtre et d’appeler Pacha le chat.

Un peu d’air frais ne faisant pas de mal, je décide d’ouvrir la fenêtre car il fait lourd et même très lourd dans la pièce.

Comme à l’habitude je siffle, il est vrai que ce n’est ni élégant, ni féminin, mais c’est ma méthode pour appeler ce félin et lui dire que je suis bien de retour dans l’appartement.

Étant seule ce soir, personne pour me faire une réflexion, j’y vais donc de ma note en sifflant, non pas un air d’opérette, mais un appel.

Tout à coup, je voie apparaître sur le toit, Pacha le chat. Il avance d’un pas sûr mais avec moins de rapidité que de coutume. Cela ne me dérange pas plus et ne me pose pas plus de question. Une fois près de moi, à la hauteur de la fenêtre, j’entends un drôle de gémissement.
Contente de le voir, la nuit étant tombée, je le laisse entrer et sans faire attention.

Son attitude paraît changée par rapport à l’ordinaire, mais rien de bien extravagant.
Pour une fois, quoique cela arrive parfois, il ne s’approche pas de moi, mais va se tapir sous une table et surprise, surprise, laisse tombée une proie, mais pas n’importe quelle proie. Ce n’est pas l’histoire de la fable de Jean de La Fontaine avec le corbeau laissant tomber sa proie dans la fable « Le Corbeau et le Renard ». Ici ce n’est pas un fromage que je voie tomber, mais une petite souris bien vivante.

Des petits cris se font perçants, j’imagine l’animal ensanglanté, je pense voir un animal agonisant, mais rien de tout cela, et dans les quelques secondes qui suivent, j’assiste interloquée à une course poursuite dans l’appartement. Près de minuit, je ne trouve pas du tout la plaisanterie de bon goût… 

Pacha le chat se met à miauler, des petits couinements se font entendre de-ci de-là, des vas et des viens, bref un trafic inhabituel s’offre à moi.

Ne voyant pas grand chose, j’allume une, puis deux lampes et découvre avec stupeur que la souris est même plus que bien vivante, que le chat est prêt à lui bondir dessus, que l’un et l’autre se regardent fixement.

Prise de pitié pour la pauvre bête, je pense plus à la photographier qu’à l’attraper, je réfléchis surtout à la façon de faire pour la sortir de l’appartement vivante !

Mauvaise surprise, mon rongeur réussit à se faufiler entre les pattes de Pacha qui se trouve aussi interloqué que moi.
Un, deux bons de la part du félin, un, deux pas de ma part, mais rien à faire souricette est partie en balade et je ne sais où et ce nigaud de chat, miaule à tout va sans être capable de retrouver l’intrus qui tape l’incruste et c’est le cas de le dire.

En attendant, je suis prise de frayeur à l’idée de recevoir dans mon lit la visite d’un chat et peut-être aussi d’une souris dans la nuit. On ne sait jamais, le chat pourrait une nouvelle fois l’attraper et tel un présent me l’apporter sur le lit

Et en ce 10 juillet, J’ai une pensée toute particulière pour ma tante et marraine qui aurait eu ce jour 97 ans et qui avait une peur bleue de ces petites « mangeuses » de gruyère.

170710 Antoinette de Mathan bébé - Née le 10-07-1920

« Antoinette bébé »

170710 Antoinette de Mathan dans l'herbe vers les 10-12 ans - Née le 10-07-1920

« Antoinette dans l’herbe »

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Cela me rappelle une histoire vraie que je vais vous conter.

Nous étions en Normandie chez notre grand mère maternelle et notre tante, car toutes les deux vivaient ensemble.

Cette nuit là, notre tante a dû rêver de rats et tout à coup se réveille affolée. Ce devait être vers les deux, trois heures du matin, et dans un état conscient ou semi conscient entend des petits pas dans le couloir qui donne dans sa chambre.
Prise de panique, elle se retrouve tétanisée sur place, ne sachant plus que faire, certainement même se cachant dans des draps dont celui du dessus devait remonter jusqu’au menton si ce n’est jusqu’aux yeux.

La phobie de ce genre d’animal l’empêche de sortir de son lit.

Je ne sais plus la suite de sa nuit, mais le lendemain matin au petit déjeuner, elle nous conte son cauchemar et là nous apprenons que mon petit frère qui devait avoir 5 – 6 ans a lui même fait un cauchemar et qu’il allait voir notre grand mère sur la pointe des pieds pour trouver quelque réconfort et affection.

Le gros rat n’était autre que le neveu, appelé gentiment « Gros lapin ».

Chat, souris, rat, lapin, tous des mammifères avec 4 pattes et de la fourrure.

En attendant il y en a pour tous les goûts et très franchement ce soir, cette nuit, je ne suis pas très rassurée.

De photos d’animaux il n’y aura point, mais de ma tante certainement.
C’était il y a …
Elle me manque, nous manque tant.

Et pour terminer à 4 heures 30 du matin, cavalcade dans l’appartement, des bruits, des couinements, des miaulements, j’allume la lumière et découvre Pacha le chat et souricette qui se regardent à certains moments sauf quand mademoiselle prend la poudre d’escampette et que ce gros nigaud n’arrive pas à l’attraper.

Après une course poursuite, Pacha le chat finit par attraper notre souricette. A t’il réussi à la sortir de l’appartement, le rongeur a-t-il été remis dans la nature… Je n’ose connaître la suite de l’histoire.

La fenêtre grande ouverte, je finis tout de même par abandonner mon rôle d’observateur de la partie et vais me recoucher.

Aux alentours de 7 heures Pacha rentre seul, pas de souricette ? Où est-elle ?
Là est une autre histoire !

170710 Antoinette de Mathan jeune adulte - Née le 10-07-1920

« Antoinette, l’amoureuse des chats »

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   LE CORBEAU ET LE RENARD

       Maître Corbeau, sur un arbre perché,
           Tenait en son bec un fromage.
       Maître Renard, par l’odeur alléché,
           Lui tint à peu près ce langage :
       Et bonjour, Monsieur du Corbeau,
    Que vous êtes joli ! que vous me semblez beau !
           Sans mentir, si votre ramage
           Se rapporte à votre plumage,
     Vous êtes le Phénix des hôtes de ces bois.
À ces mots le Corbeau ne se sent pas de joie,
           Et pour montrer sa belle voix,
   Il ouvre un large bec, laisse tomber sa proie.
   Le Renard s’en saisit, et dit : Mon bon Monsieur,
              Apprenez que tout flatteur
     Vit aux dépens de celui qui l’écoute.
   Cette leçon vaut bien un fromage sans doute.
           Le Corbeau honteux et confus
   Jura, mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus.

Livre 1,2 – Jean de La Fontaine – Poète français (1621-1695)

 

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