« Une histoire pas ou peu banale, une vie sauvée !»

Depuis dix minutes le restaurateur, ses collaborateurs, les deux jeunes femmes, toutes les personnes présentes sont nerveuses. 

Ils sont arrivés il y a peu au restaurant, un homme et deux jeunes femmes. Un peu de marche pour arriver dans ce bistrot de province qui a bonne réputation et déjeuner tranquillement à faire ou refaire le monde.

3 kilomètres de marche pour accéder au restaurant, une marche «santé », de quoi être en forme, avoir bon appétit et apprécier le déjeuner à venir, les bons plats préparés avec soin.

L’une d’elle est arrivée avant, la table était réservée mais un dimanche, on ne sait jamais. Le téléphone est une chose, la présence en est une autre. A peine 5 minutes d’écoulées, que Louise et Bertrand arrivent.

Tout juste installés, Jeanne, la première arrivée devine que quelque chose ne va pas comme il faut. L’homme en face d’elle n’est pas au mieux de sa forme et même très mal, semble souffrir, mais délicat d’intervenir quand on ne se connaît pas vraiment.

Il est difficile d’insister trop lourdement, de jouer à la mère de famille responsable en face de quelqu’un qui est de quelque peu l’ainé, qui vous dit que tout va bien, qu’il a simplement attrapé un coup de soleil quelques jours auparavant en faisant du vélo…

Intervenir n’est donc pas chose très aisée, bien au contraire.

Dans le courant de la matinée, il est venu les retrouver, est arrivé en taxi et il était convenu qu’ils iraient tous les trois à pieds au restaurant, le temps de faire une marche digestive.

A peine arrivé, il demande tout de même un comprimé d’Aspirine ou autre calmant, car il souffre au pied. Il a mauvaise mine, mais que dire ? Comment en savoir plus ? Au bout de quelque temps il annonce à qui veut l’entendre avoir très mal dormi et avoir souffert d’un pied, un pied opérer il y a 4 mois de cela.

Tout cela n’annonce rien de bon à Jeanne, qui sans être du corps médical pense avec bon sens, que sous cette douleur, sous le « pseudo » coup de soleil, que quelque chose d’ennuyeux pour ne pas dire de  grave se cache.

Un sceau d’eau glacé avec des glaçons sont réclamés à une jeune fille charmante qui se met en quatre pour répondre aux besoins de l’homme souffrant. Chacun commande son plat, et nos deux femmes regardent en face d’elle un « Bertrand » dont le visage montre un mal qui le ronge. Après discussion Jeanne et Louise apprennent qu’il a pris un second aspirine, Bertrand finit même par avouer qu’il pense avoir de la fièvre, Bertrand avoue tout simplement être mal en point, qu’il ira voir un médecin le lendemain en rentrant, qu’il est solide… l’homme cherche à reculer pour mieux sauter s’il est possible de le dire à la vue de son état !

Ni une ni deux, comme dit l’expression, d’un ton autoritaire et très décisionnaire, Jeanne appelle le restaurateur et demande qu’on téléphone d’urgence aux pompiers pour conduire Bertrand à l’hôpital.

  • « Bertrand, votre vie est en danger, à vous écouter vous n’avez plus qu’un coup de soleil ce jour au pied, mais un érésipèle. La seule solution pour vous soigner, c’est de prendre des antibiotiques haute dose, l’hôpital, du repos. Si vous ne faites pas ceci, je ne garantie plus de votre vie dans les heures à venir.»

Louise approuve l’urgence d’agir, et dans l’immédiat.

Après un temps qui est toujours long, très long, trop long, on entend la sirène des pompiers et tous voient apparaître la voiture rouge et blanche. Elle se stationne, en sort trois hommes gaillards en uniforme avec brancard…En quelques secondes, le restaurant est envahi, est devenu un hall d’urgences.

La suite de l’histoire, un érésipèle, hôpital durant plusieurs jours,..

Comme si Louise et Jeanne, devaient sauver cet homme.

Marche, RER, TGV et c’est parti pour quelques jours dans le sud de la France.

La chaleur est étouffante depuis quelques jours, le soleil brille sur cette région qu’on appelle le « midi moins le quart ».

Il est près de 12 heures à la descente du TGV, l’heure pour les braves gens de se restaurer, d’aller déjeuner.

Du temps à perdre, mais perd on seulement son temps ?
Là est une véritable question !
Cette femme, la jeune femme entre dans le 1er restaurant qui s’offre à elle, mais surtout qui soit un peu typique de la région.

Terrasse surmontée de stores aux couleurs chaudes (rouge, orange…), avec des lauriers roses dans des grands bacs et qui ne sont pas dans les tons roses mais plus de couleur rouge, de couleur orange.

170711 Terrasses restaurant à Draguignan

La femme qui se prénomme Jeanne, choisie de s’installer à l’intérieur car la température de l’air y est plus fraiche, la salle étant climatisée dixit un petit panneau sur la vitre.
Quelques personnes ont déjà pris place, et déjeunent tranquillement.

Après avoir posé ses affaires, Jeanne s’installe, regarde la carte des menus et commande une assiette végétarienne.

A l’époque du téléphone, du smartphone, de l’Iphone, au lieu d’ouvrir un livre elle ce qu’elle aurait fait quelques années auparavant, elle regarde la mini tablette et « tapote » dessus, regarde ses derniers courriels, envoie quelques messages, tente d’avancer dans un travail à terminer.

Non loin de sa table, un homme d’une soixantaine d’années, seul à priori fait la conversation à qui veut l’entendre à ceux et celles qui passent. Des bribes de conversation avec la restauratrice, avec la personne qui prend les commandes, avec celle qui sert, qui dessert. .
Avec les clients qui sortent mais aussi qui entrent, qui sortent. Échange de cartes de visite.

Puis tout à coup cet homme qui paraît bien seul, interpelle la jeune femme, Jeanne, et après quelques minutes de conversation à distance vient s’asseoir en face d’elle,s’installe sur la chaise et une discussion commence.

Puis ils échangent leur carte de visite.

Le temps passe, est un jour, Bertrand appelle Jeanne. Il doit se rendre dans la région où vit Jeanne et lui propose de passer.

Jeanne a invité une cousine, Louise, elles sont deux, et d’un commun accord proposent à Bertrand de se joindre à elles et devenir les retrouver.

Après réflexion, il y a « Joséphine, Ange Gardien », ne peut-on dire aussi « Jeanne et Louise, anges gardiennes » ?

 

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s