« La semaine des 4 jeudis »

« Dès que j’eus notion de la semaine, le lundi, le mardi, le mercredi, le jeudi, le vendredi, le samedi me furent attente. Six jours sur sept pour penser au dimanche où l’ennui s’affinait jusqu’à la déception parce qu’on déjeunait en ville.»

« Détours » – 1924,

René Crevel – Ecrivain et poète français – Dadaïste puis surréaliste (1900 – 1935)

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Une expression quelque peu oubliée, une expression qui remonte dans le temps, au XVème, mais à l’époque on disait « A la semaine des 2 ou 3 jeudis ».
Puis le temps est passé par là et au XVIème siècle, le « 2 » a été totalement oublié et on s’est contenté de dire
« A la semaine des 3 jeudis ».

Puis des années, des dizaines et même des centaines d’années se sont écoulées et nous avons dit « A la semaine des 4 jeudis », nous nous situons alors au XIXème. Depuis, plus aucun changement.

Si, un peu de stabilité dans cette expression, elle ne signifie plus grand chose pour les jeunes générations et des moins jeunes, puisque le jeudi n’est plus jour de repos pour les élèves.

Jusqu’en 1972, sous la présidence de Georges Pompidou, Olivier Guichard, à l’époque Ministre, change le jour de congé des scolaires, ce jour passe du jeudi au mercredi.
En réalité et pour la petite histoire jusqu’en 1969, la jeune génération va à l’école du lundi au samedi après-midi compris et avec comme jour de repos, le jeudi, ce fameux jeudi.

C’est donc en 1969, qu’une loi décide de supprimer le travail scolaire du samedi après-midi et ce pour permettre aux institutrices, instituteurs et professeur de corriger leurs copies, préparer leurs cours sans trop prendre sur le dimanche.

  • « On se reverra donc à la semaine des 4 jeudis » ou
  • « Au revoir, à la semaine des 4 jeudis ! »

On a compris, en un mot, cela signifie  » jamais  » ou  » plus jamais « .
Une semaine avec plusieurs fois le même jour, ne peut exister, c’est un rêve d’enfant comme dirait Monsieur de la Palice.
Cela revient à employer l’ expression « à la Saint Glinglin ».

Le jeudi, c’est aussi la sortie du complément du Figaro, « Le Littéraire ». Un ajout de 8 pages qui porte ce nom depuis 1946 et qui est venu suppléer les « Pages Littéraires » de ce quotidien et durant l’entre deux guerres.

Le jeudi, c’est, la suite dans dans le courant de de la journée ou plus exactement de la soirée avec le texte d’hier remisé.

La semaine passée, jeudi dernier exactement, je l’ai feuilleté et j’ai été interpellée par le gros titre,

« Les têtes d’affiche de delà rentrée ».

Aucun texte alternatif disponible.

D’un œil curieux, j’ai regardé les photos et une nouvelle fois regrette qu’il s’agisse « des vieux de la vieille ».

Le livre de nouvelles d’Éric – Emmanuel Schmitt « L’âme mise à nue » promet d’être intéressant !

Aucun texte alternatif disponible.

 

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