« Remettre les pendules à l’heure » ou « Les fleurs de la rue Legendre »

 

« L’honneur tient souvent à l’heure que marque la pendule »

Guillaume Apollinaire – Poète, écrivain, critique, théoricien d’art français (1880 – 1918)

♥   ♥   ♥   ♥   ♥   ♥   ♥

Le ciel est clair, l’air est frais, un soleil encore timide se montre discrètement ; et c’est ainsi que commence mercredi 6 septembre 2017.

C’est un nouveau jour, c’est mercredi 6 septembre, le premier mercredi du mois et comme chaque premier mercredi à midi, dans toutes les communes de France et de Navarre, une sirène retentit.il

Ce jour là, à cette heure précise là, vous pouvez remettre vos pendules à l’heure, c’est à dire les deux aiguilles, la petite et la grande sur le 12.

Une fois sortie d’un rendez-vous important, il n’est pas rare de se laisser aller à la rêverie, histoire de se détendre, on avance au grès du vent, sans rien attendre.

Avec un peu de temps devant soi, on marche sans but précis, et il arrive qu’on découvre ou qu’on redécouvre un quartier charmant, des petites échoppes aux devantures plus colorées les unes que les autres, toutes sortes de magasins., dits de proximité .

Et ce matin, au fur et à mesure que j’avançais dans la rue Legendre j’ai été émerveillée, loin de moi le quartier de la Madeleine, le quartier de la Maison de la radio, ou même du Pont Mirabeau.

Ce quartier des Batignolles, de la rue Legendre est un quartier vivant, des petites rues encombrées, de voitures, des trottoirs avec des passants, des vitrines qui appellent celui qui passent devant, qui le forcent presque à franchir la porte.

♥   ♥   ♥   ♥   ♥   ♥   ♥

170906 Les fleurs de la rue Legendre 5

« La fabrique d’effets »

Fleurs et plantes – Événements et Abonnements – Ateliers d’art floral

104 rue Legendre à Paris 17ème – 09 62 37 41 02

lafabriquedeffets@orange.frhttp://www.lafabriquedeffets.com

♥   ♥   ♥   ♥   ♥   ♥   ♥

Et c’est ainsi que j’ai osé ce matin. J’ai franchis la porte d’un fleuriste, oh nullement pour le dévaliser, uniquement pour admirer les fleurs, pour admirer l’organisation, l’agencement intérieure du magasin, découvrir l’âme secrète qui se cache derrière une telle devanture.

La porte franchie et je me suis comme retrouvée au paradis des mille et une fleurs, il y en avait de tous les côtés, devant, derrière, à gauche, à droite, en haut, en bas, sur les côtés. Je ne savais plus où donner de la tête, tellement j’étais éblouie par ces bouquets, ces couleurs qui jaillissaient, par les tâches de couleurs qui remplissaient l’espace.

170906 Les fleurs de la rue Legendre 2

Puis une charmante jeune femme, le sourire aux lèvres est arrivée. Après un bonjour de courtoisie, j’ai annoncé que mon but n’était pas d’acheter mais avant tout de féliciter l’artiste qui se cache derrière toutes ces plantes, qui se cache, derrière toutes ces couleurs.

Elle s’appelle Flo, c’est une passionnée, et comme toutes les passionnées, elle aime à partager sa passion. Après quelques minutes d’entretien, j’ai appris que Flo organisait des ateliers de compositions florales.

170906 Les fleurs de la rue Legendre 1

Actuellement le programme est en cours d’élaboration, mais d’ici peu, on va pouvoir se documenter, et même s’inscrire et découvrir un art du bouquet, un art de la composition florale.

♥   ♥   ♥   ♥   ♥   ♥   ♥

L’horloge

Horloge ! dieu sinistre, effrayant, impassible,
Dont le doigt nous menace et nous dit :  » Souviens-toi !
Les vibrantes Douleurs dans ton cœur plein d’effroi
Se planteront bientôt comme dans une cible,

Le plaisir vaporeux fuira vers l’horizon
Ainsi qu’une sylphide au fond de la coulisse ;
Chaque instant te dévore un morceau du délice
A chaque homme accordé pour toute sa saison.

Trois mille six cents fois par heure, la Seconde
Chuchote : Souviens-toi ! – Rapide, avec sa voix
D’insecte, Maintenant dit : Je suis Autrefois,
Et j’ai pompé ta vie avec ma trompe immonde !

Remember ! Souviens-toi, prodigue ! Esto memor !
(Mon gosier de métal parle toutes les langues.)
Les minutes, mortel folâtre, sont des gangues
Qu’il ne faut pas lâcher sans en extraire l’or !

Souviens-toi que le Temps est un joueur avide
Qui gagne sans tricher, à tout coup ! c’est la loi.
Le jour décroît ; la nuit augmente, souviens-toi !
Le gouffre a toujours soif ; la clepsydre se vide.

Tantôt sonnera l’heure où le divin Hasard,
Où l’auguste Vertu, ton épouse encor vierge,
Où le repentir même (oh ! la dernière auberge !),
Où tout te dira : Meurs, vieux lâche ! il est trop tard ! « 

Charles Baudelaire – Poète français (1821 – 1867)

♥   ♥   ♥   ♥   ♥   ♥   ♥

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s