« Emile Zola – 115 ans déjà »

«  Portrait d’Émile Zola »

1868 – Musée d’Orsay

Édouard Manet – Peintre français, précurseur de la peinture moderne (1832 – 1883)

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C’était il y a déjà 115 ans, dans le Paris du début du XXème que s’éteint le journaliste, chroniqueur, romancier, essayiste, écrivain français, Émile Zola, c’était le 29 septembre 1902.

En quelques lignes,

Émile Zola est né d’un père italien et d’une mère française.

Très tôt, trop tôt, dès l’âge de 7 ans, Émile Zola perd son perd son père.

Sa mère et une grand-mère vont entourer de tout leur amour cet enfant et fils unique.

En primaire, au collège, Émile Zola montre des aptitudes artistiques évidentes, il se donne à la peinture au côté de Paul Cézanne – peintre français, précurseur du post-impressionnisme et du cubisme (1839 – 1906) , se passionne également pour la lecture et l’écriture.  

Émile Zola écrit son premier roman sur les croisades vers l’âge de 10 – 11 ans. Paul Cézanne et Jean-Baptiste Baille – astronome français (1841 – 1918) seront ses deux premiers lecteurs.

Émile Zola affirme même, dès cette prime jeunesse, qu’il sera écrivain.

Est-ce  un pressentiment ou tout simplement un souhait qui se révélera exact à force de volonté, de courage, de pugnacité ?

Amoureux du livre, amoureux des livres, lecteur invétéré il découvre les auteurs humanistes tels que Jean-Baptiste Poquelin dit Molière – comédien et dramaturge français (1622 – 1673), Michel de Montaigne – philosophe et moraliste de la Renaissance (1533 – 1592), William Shakespeare – poète, dramaturge, écrivain de culture anglaise (1564 date de baptême – 1616) , et par le scientifique Jules Michelet – historien français, grand libéral et grand anticlérical (1798 – 1874) et bien d’autres encore !

Émile Zola est un jeune homme cultivé, qui s’intéresse donc à l’art dans son ensemble, à la peinture, à l’écriture mais aussi à la politique et à l’être humain, à la philosophie.

« Un atelier aux Batignolles » 1870

Henri Fantin-Latour – Peintre réaliste, intimiste, lithographe français (1836 – 1904)

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Émile Zola échoue à son baccalauréat à deux reprises. Le jeune homme est déçu, il sait que pour réussir que le diplôme est important, mais sa  plus grand peine c’est d’avoir déçu sa mère. 

Courageux, malgré cette déception qui lui tient à cœur, qui le taraude même, il avance,  il continue sa route en regardant en avant.

Des années difficiles se présentent à lui, il entre comme employé aux docks de la douane, puis démission, erre un temps, vit chichement, jusqu’au jour où il rentre en contact avec Louis Hachette – Éditeur français, fondateur de la maison d’Édition qui porte encore son nom ce jour (1800 – 1864) et devient commis de librairie.

Pendant toute cette période, Émile Zola n’a jamais cessé de regarder, d’écrire, d’observer le monde, les gens qui l’entourent. Il peint avec des lettres, avec des mots, avec des phrases,  son entourage, il les dépeint, ce qui l’entoure, décrit avec minutie, dans le moindre détail, les états états d’âme mais aussi les conditions des uns, des autres. Émile Zola est aussi un véritable sociologue, car il étudie les comportements humains.

Puis il devient journaliste littéraire, puis journaliste politique.

Homme sociable, sociale, Émile Zola se lie avec tous, petits et grands, grands et petits, il devient même intime avec beaucoup. Ses rencontres sont toujours plus passionnantes les unes que les autres, des peintres sont ses amis, des écrivains sont ses amis, des scientifiques sont ses amis, des politiques sont ses amis, des prostituées sont ses amies, des gens très simples, des gens de la rue sont ses amis, les personnes qu’il rencontre au détour d’une rue deviennent ses amis. A chaque fois, un véritable échange se crée.

Dans ses rencontres importantes, les frères Goncourt, Edmond Huot de Goncourt – écrivain français, fondateur de l’Académie Goncourt (1822 – 1896) et Jules Huot de Goncourt – écrivain français, fondateur de l’Académie Goncourt (1830 – 1870), mais aussi Gustave Flaubert – écrivain, dramaturge français (1821 – 1880), Guy de Maupassant – écrivain français (1850 – 1893) et bien d’autres génies de la littérature française, il côtoie.

Grand observateur des hommes et des faits de son temps, Émile Zola est considéré comme un Maître du naturalisme, un mouvement littéraire qui cherche à introduire dans les romans la méthode des sciences humaines et sociales.

Émile Zola sera connu grâce à sa série des Rougon – Macquart, une fresque psychologique et sociale, histoire d’une famille sous le Second Empire. Attentif à la détresse humaine, il sait la dépeindre comme personne.

Il sera l’auteur d’une œuvre considérable, d’essais, de romans, de pièces de théâtre et de nouvelles.

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Auteur de la série des « Quatre évangiles », quatre romans « Fécondité », « Travail », « Justice » et « Vérité ».

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Affaire Dreyfus, conflit social et politique sous la 3ème République. C’est une histoire de papier qui est à l’origine de cette histoire qui fera la une des journées, la une des chroniques. 

Le 27 septembre 1894, la Section statistique découvre dans une poubelle à papier du militaire Alfred Dreyfus – officier français, d’origine alsacienne, de confession juive (1859 – 1935), un envoi anonyme de documents qui concernent la défense nationale.

L’écriture du capitaine Dreyfus, l’écriture du document se ressemblent étrangement et seront à l’origine de l’arrestation d’Alfred Dreyfus. Cette affaire sera très médiatisée par la presse écrite et orale, les français seront pour ou contre l’officier. Les familles se déchireront. Un sujet de conversation qui sera à la une et fera la une durant près de 14 ans.

Émile Zola est un antidreyfusard notoire, il est déchainé et va jusqu’à écrire sa célèbre lettre qui a pour titre « J’accuse… !» au Président de la République de l’époque, Félix Faure – Homme politique français, devient Président de la 3ème République en 1895, (1841 – 1899). Pour la petite histoire, cet homme meurt dans les bras de sa maîtresse le 16 février 1899 – On écrira alors « La mort heureuse de Félix Faure ».

Émile Zola, J'accuse…!

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Émile Zola meurt à Paris, par asphyxie dans la nuit du 28 au 29 septembre 1902. Il meurt accidentellement et par intoxication, inhalation de gaz toxiques. La thèse de l’obstruction volontaire de la cheminée par un antidreyfusard serait aujourd’hui privilégiée.

Émile Zola aura des obsèques grandioses.

A son éloge funèbre, le 5 octobre 1902, Anatole France –  prononcera ces mots,
« Envions-le : il a honoré sa patrie et le monde par une œuvre immense et par un grand acte. Envions-le, sa destinée et son cœur lui firent le sort le plus grand : il fut un moment de la conscience humaine. »

Aujourd’hui, les « restes » d’Émile Zola reposent depuis le 4 juin 1908 au Panthéon.

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Une vie, une œuvre en 1 heure 24 minutes et 50 secondes.

Un documentaire à voir ou à revoir de Simone Douek et de William Duncan. Émission diffusée sur France Culture le 25.02.1999.

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