« A quoi pensez – vous ce matin ? »

« L’un des plus grands plaisirs de la vie consiste à faire ce que les autres vous pensent incapable. »

Walter Bagehot – Journaliste britannique (1826 – 1877)

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Chaque matin, en allumant le téléphone, le smartphone, après s’être dirigé vers FACEBOOK, ce réseau social qui a tant de succès chez les jeunes et les moins jeunes de plus en plus, et même si on lui prédit des jours moins fastes, quand vous vous mettez sur la page d’accueil réservée à votre profil, après votre photo profil, après la photo d’accueil, qui prend un espace important sur l’écran, chaque fois que vous voyez cela, une phrase inlassablement revient

« A quoi pensez – vous ce matin ? »

Tout de suite, vous entrez dans le vif du sujet, on vous demande d’écrire, de dire quelque chose.

On rentre dans le vif du sujet, oui c’est cela !

Il reste à chacun de faire ce qu’il veut ?

Soit vous entrez dans le jeu, c’est à dire que vous écrivez, que vous joignez même une ou plusieurs photos, une vidéo, soit vous « sautez » cette phrase, et comme beaucoup, vous lisez le fil de FACEBOOK qui s’offre à vous.

Des images, car ce sont des images, et elles vont défiler devant vous, au fur et à mesure que vous glissez votre doigt sur l’écran.

Tout cela est assez magique et on peut avoir une pensée pour les ingénieurs, pour celles et ceux, car il n’y a pas que des hommes qui œuvrent dans ce domaine, pour celles et ceux, qui dans l’ombre, très certainement cherchent, calculent, codifient, créent, développent de nouveaux concepts, de nouvelles idées.

Aujourd’hui, comme chaque jour, si vous êtes influençable, si vous êtes curieux et d’une certaine manière même, addict, vous êtes comme pris dans un simili engrenage.

Grâce à un doigt agile, expérimenté même, que vous laissez glisser, vous avancez ou revenez en arrière et découvrez ce que d’autres ont bien voulu déposer avant vous, partager !

Ce matin, une nouvelle fois, j’ai vu et j’ai lu cette phrase et je n’ai pas pu rester indifférente.

En réalité, c’est un challenge qui touche plus ou moins à sa fin.

Ces dernières semaines cela a été un peu difficile pour de nombreuses raisons.
Pour mémoire, je ne rappellerai pas son prénom, pour ne pas la mettre en porte à faux, mais pour la pour la petite histoire, le pari est parti fin octobre 2016, celui d’écrire un texte durant les 30 jours du mois de novembre.

Puis arrivée au bout de ces 30 jours, cette charmante personne a suggéré que je continue pour une durée de 12 mois, soit un an.

Ce défi, est quasiment relevé pour ces nombreux mois passés. Quelques manquements avec des horaires fantaisistes, ces derniers temps, ou une liberté prise !

Merci !
L’engagement n’est pas terminé et il reste à le poursuivre jusqu’à la fin du mois de novembre 2017.

De fil en aiguille, cela m’a amené à créer un blog, à faire partager ces écrits, à les compléter avec des textes plus riches, des citations, des poèmes, de nombreuses photos et également des vidéos.

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Le Défi

Quand chacun gémit troublé près de vous,
Vous vous indignez de me voir paisible,
Et vous aimeriez me savoir jaloux,
Triste et malheureux, plutôt qu’insensible.

Si votre regard cherche ainsi le mien,
Ce n’est point l’effet d’une préférence :
Vous m’estimez moins je le sais trop bien
Que ceux avec qui l’on rit et l’on danse.

Mais, une voix manque au chœur triomphal
Qui va, proclamant vos succès, vos charmes,
Et, je suis pour vous un orgueil brutal
Qui ne consent pas à rendre les armes.

Cela pique au jeu votre vanité.
Mais ce grand dépit se fait trop connaître ;
Si j’étais méchant ou fat éventé,
J’en profiterais pour vous compromettre.

Même ce serait un sort assez doux,
Sans rien publier, sans rien vous en dire,
Que d’avoir ainsi, vivant près de vous,
Toujours un regard, toujours un sourire.

Mais, je suis bizarre et ne fais nul cas,
Quel qu’en soit le prix, quel qu’en soit le charme
De ce qui, pour moi, du cœur ne vient pas,
Tandis qu’un mot vrai soudain me désarme.

Ce mot viendra-t-il ? voilà fort longtemps
Que, plus d’une fois, j’aurais dû l’entendre.
De si longs délais sont très imprudents ;
On cesse de croire à force d’attendre.

Quand même il viendrait, je n’en voudrais plus.
Dispensez-vous donc, je vous le répète,
D’efforts bien charmants, mais bien superflus,
Pour m’envelopper dans votre conquête.

Extrait de Varia (1869) – Jules Canonge – Poète de langue d’oc et française (1812- 1870)

 

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« Petite fille, ton coeur c’est ma maison. Tu vis dans un soleil qui défie les saisons.»

Yves Duteil – Auteur, compositeur, interprète et maire français (Né en 1949)

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