« Un silence forcé, une erreur qui sert de leçon ! »

« Femme au bain »

 Edgar Degas – Artiste peintre, graveur, sculpteur, photographe, naturaliste et impressionniste français (1834 – 1917)

♥   ♥   ♥   ♥   ♥   ♥   ♥

A vouloir trop en faire, en plus d’être fatigué, on fait des erreurs et parfois avec des conséquences très graves. Quand cela reste du matériel, on relativise car, que faire de plus ? On cherche à résoudre, à réparer et c’est reparti.

C’est donc l’histoire d’une personne qui court dans tous les sens, mots pris dans le sens propre comme dans le sens figuré.

En région parisienne, quand vous vivez en banlieue, quand vous utilisez les transports en commun, ce n’est pas trop difficile, et les 2 heures 30, 3 heures par jour, relèvent plus de l’habitude qu’autre chose et sans compter, podomètre à l’appui, les quelques 9, voire même 10 kms et si ce n’est pas plus, allant jusqu’à 13 et même 18 kms dans une seule et même journée.

Tout cela pour dire, ou écrire, que les transports peuvent prendre beaucoup et beaucoup de temps dans une seule journée, un temps précieux, et d’autant plus, quand on sait que notre passage sur cette terre va très et trop vite, même si on a la chance de vivre centenaire et relativement en bonne santé physique, psychique…

Quand on est jeune, on oublie vite cette réalité, ou peut-être qu’on ne veut pas l’admettre, le reconnaître. En attendant, le temps passe très et trop vite.

Voulant donc faire trois choses en même temps, se détendre, se laver et écrire son billet quotidien sur Facebook, notre héroïne de l’erreur, a fait malencontreusement tomber son smartphone dans l’eau du bain.

Je vous laisse imaginer l’affaire, et surtout quand on connaît la fragilité de ces objets, quand on connaît ou pas d’ailleurs, tout ce qu’il peuvent renfermer au niveau de la technologie, mais également des informations, données… photos,…

D’une main fébrile, elle sortit de l’eau l’engin de malheur, dans ce cas malheur, car il peut être objet de bonheur, elle sortit de l’eau un appareil dégoulinant alors que de l’autre, tentait d’attraper la première serviette venue. Puis, tant bien que mal, se mit à secouer l’appareil, ensuite à l’essuyer avec une précaution digne de celle donnée à un nouveau né, soufflant même sur les orifices et tout en bénissant le ciel que ces efforts fournis soient récompensés par un quelconque miracle.

Le téléphone ne paraissant pas plus perturbé par un tel traitement continua de fonctionner et ce fut une bonne nouvelle.

Pas peu fière, de cette mésaventure, mais la conscience peu tranquille tout de même, elle osa appeler un de ses enfants, sans trop en dire bien évidemment et peut être, au fonds d’elle-même, avec une crainte de représailles qui auraient été quelques peu justifiées, mais difficiles cependant à entendre, par un fils ou une fille.

Tout de suite, disons que la réponse ne se fait pas attendre, elle entend, 
 » Vous mettez le téléphone dans un sac de riz « .

Dans les trois minutes qui suivaient, à peine peut-être même, un sac de riz se trouvait ouvert et les grains de riz renversés sur une serviette en papier et le tout posé sur un radiateur électrique à bain d’huile, le téléphone portable posé dessus tel un gisant que tous pouvaient admirer.

Le temps passant, notre dame allait de temps à autre, tâter le pouls non de l’enfant, ni de l’animal, mais de l’engin qui avait subi un plongeon forcé et indésirable.

Au bout de deux heures, elle pris l’appareil tiède, non par la fièvre mais par la chaleur du radiateur, et s’en alla comme si de rien, avec l’objet du délit dans son sac.

La journée passa comme un autre jour, quand on s’arrête au temps qui passe.
Puis la charge de la batterie diminua et le smartphone s’éteignit avant qu’elle ne soit de retour chez elle. 
Une fois à son domicile, la conscience toujours, pas très, ou peu tranquille tout de même, et  sans trop prendre le temps de se déshabiller, elle alla chercher un chargeur et brancher l’appareil à une prise électrique, tel un malade avec de l’oxygène.

Puis elle appuya sur le bouton pour l’allumer, une fois, deux fois, et rien, aucune réaction. L’objet restait de marbre, n’était visible à l’œil nu qu’un écran noir. Au bout de quelques minutes qui semblaient interminables, elle laissa le smartphone ou plus exactement un ensemble de composants qui avait perdu, à défaut de vie, toute utilité, tout en se disant, on verra plus tard…

Deux heures après, notre brave dame retourna près du smartphone pour l’allumer. Une fois, deux fois, dix fois, elle appuya sur le bouton, tourna l’appareil dans tous sens et rien. Un écran noir, un écran sans le moindre signe de vie, sans le moindre contact. Puis elle laissa la nuit passer et le lendemain matin, à la première recommença à allumer l’engin.

Rien à faire, tous ses efforts étaient vains. Il restait à admettre que l’eau avait endommagé l’outil. 

Sans téléphone, coupait du monde, sans aucun numéro, si ce ne sont ceux qu’elle connaît par cœur, il restait à s’approcher d’un vendeur de téléphone, de l’opérateur, d’un quelconque réparateur. Après étude de marché, l’achat d’un smartphone était impossible à envisager, il restait donc à trouver un technicien, un réparateur qui accepte.

Non loin de chez elle, un magasin pignon sur rue avait ouvert avec en gros sur les vitres,  » Réparation, de téléphones, de tablettes, d’ordinateur… ». Ni une ni deux, elle se rendit chez le marchand. Naturellement, l’horaire n’était pas le bon. Le magasin n’ouvrant ses portes qu’à 10 heures le matin et fermant à 19 heures. Même si l’amplitude peut paraître important quand on rajoute les transports, aux heures de travail, on arrive plus à 12, 13 heures à l’extérieur que 9, 10 heures.

Enfin, avec un peu de persévérance, elle trouva une porte ouverte et surtout un technicien pour envisager une réparation. On ne s’attardera pas sur la durée de la réparation, mais cela dura plus près des 3 semaines que des 2 semaines. Régulièrement, elle allait demander des nouvelles, se renseigner sur la désoxydation de l’engin. 

Le temps passant, était ce des grains de riz ou autre système, un bel après-midi, elle apprit que le smartphone s’était rallumé et qu’elle aurait des chances de récupérer ses données, son agenda, son répertoire téléphonique, mais aussi ses nombreuses et très nombreuses photos. Bref, il restait à faire un chèque ou à régler en Carte Bleue.

Et c’est ainsi que jeudi soir, en fin de soirée, qu’elle récupéra en échange d’un chèque de trois chiffres, son téléphone.

Que dire de cette aventure, peut-être qu’on ne la reprendra plus à utiliser ce précieux appareil près de l’eau. 

Il reste aussi une certitude, que ce carême forcé, n’a pas été très pratique, qu’au moins deux voire trois rendez-vous n’ont pu être honorés faute  de les avoir inscrits sur un agenda papier.

Bref, le papier reste bien pratique, que ce soit un agenda, un répertoire, ils ne sont pas inutiles. Sans numéro de téléphone, sauf en connaissant par cœur la liste des contacts, il est devient pratiquement impossible de communiquer vers l’extérieur. A cela s’ajoute, l’appareil photos dont on ne peut plus se passer. 

Une bonne leçon de morale !

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