« Journée mondiale de la trisomie 21 »

C’est aujourd’hui et bien aujourd’hui !
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Pour certaines, pour certains, cette journée est un jour comme un autre, mais pour d’autres, il n’en est pas ainsi, c’est une journée attendue et tout particulièrement.
Vous avez dû entendre parler ou tout au moins lire, qu’en ce 21 mars 2018, que c’est la journée mondiale de la trisomie 21.
 
Oui, vous savez, ce sont ces personnes charmantes qui savent vous remonter le moral quand il est au plus bas, qui vous sautent au cou quand elles vous voient, qui viennent vous prendre la main, qui viennent poser une épaule sans se poser trop de questions, ou si, mais qui préfèrent la joie à la tristesse, le sourire à la mine renfrognée, l’élan du cœur à la retenue.
 
Je ne sais pas pourquoi, mais je les aime, j’ai toujours aimé partager des moments avec elles, je les admire plus que tout. Elles ne semblent pas se poser des questions existentialistes à toutes les heures de la journée, profitent autant que faire ce peut de la vie, et sont d’un tempérament plutôt joyeux.
Elles savent vous remonter le moral mieux que quiconque et ont un sourire dès plus charmeur !
 
Donc aujourd’hui, il est recommandé de porter des chaussettes dépareillées, chose pas très difficile dès que vous avez plusieurs enfants, et je vais montrer ma différence ou ma ressemblance.
Rendez-vous importants ou moins, ils me verront avec deux chaussettes aux pieds de couleurs différentes. Pour l’instant, il me reste à chercher dans les tiroirs des « enfants  » et choisir quelles chaussettes je vais prendre.
 
L’image contient peut-être : chaussures
« La différence de couleur ! »
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  • Mais c’est quoi la différence ?
Et c’est ainsi que l’enfant pose la question en regardant sa mère ?
  • C’est être différent !
  • C’est ne pas être comme les autres !
  • Pourquoi me demandes tu cela ?
  • Parce qu’à l’école, il y a un nouveau et certains se moquent de lui, ils disent même qu’il est différent et moi, c’est mon ami.
  • Je suis ravie que tu aies trouvé un ami en classe, et comment s’appelle-t – il ?
  • Paul !
  • Et que faites vous avec Paul ?
  • On rit beaucoup !
  • Tu me présenteras et nous l’inviterons à venir goûter !
 
Et la conversation prit fin.
Quelques jours après, à la sortie de l’école.
  • Maman, c’est Paul, on peut l’inviter ?
  • Oui mon chéri, mais pourquoi me demandes tu cela ?
  • Parce que, parce ce qu’il y en a qui se moquent de lui, et que…
  • Et que quoi Pierre ?
  • J’avais peur, Jacques a voulu l’inviter et sa maman a dit non.
  • Peut être que sa maman avait une raison particulière, on ne sait pas.
Tu as raison, je vais aller voir sa maman, faire la connaissance de Paul et nous allons fixer une date. Et si la maman refuse, car cela peut arriver, je vais inviter sa maman à venir goûter en même temps. Là, il lui sera difficile de refuser !
 
Et ce fût chose faite !
La première fois, Paul vînt goûter avec sa maman et par la suite, sa maman accepta qu’il reste seul, sa maman l’accompagnait et Pierre et sa maman  le raccompagnaient généralement, ce nouvel ami.
 
Pas facile ce monde du paraître !
L’image contient peut-être : texte
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Ne sommes nous pas différents les uns, les autres ?
Et différents en quoi ?
Porteur d’un handicap, porteur d’un gène supplémentaire, celui de l’amour, de la joie, de simplicité, celui de l’affection, celui de l’amour de l’autre en vérité. … et la liste est longue et peut encore s’allonger.
 
Et c’était, il y a quelques 12, 13 ans de cela, la sonnerie du téléphone retentit, je me précipite. Au bout du fil, un cousin. Rien de bien surprenant, et au bout de quelques minutes, j’entends,
  • Nous avons un service à te demander.
  • Oui, en quoi puis-je vous aider !
  • Nous allons adopter un petit garçon, il est porteur…et nous voudrions savoir si tu acceptais de devenir sa marraine ?
 
Tout à coup, c’est comme si le ciel me tombait sur la tête et d’un élan je réponds
  • un service, mais c’est plutôt un cadeau !

Aujourd’hui encore, je rends grâce pour ce filleul, mais aussi pour chacun des autres, en demandant à un parent ou non d’être parrain, marraine, c’est reconnaître que la personne est apte à donner de l’amour, à en recevoir aussi, à accepter la vie, à avoir une responsabilité et c’est donc que sans trop réfléchir un « oui » non prémédité fuse de mes lèvres, de ma bouche et peu après je devenais pour l’éternité marraine de J. « J » comme joie, « J » de joyeux.

 
Et la différence, peut ne pas se voir, et le handicap peut être bien là, il peut être bien caché aux yeux de… mais. ..
 
En attendant, aujourd’hui, je porte deux chaussettes sous mon pantalon, une noire et une verte, et je ne vous ai pas encore dit, nous y allons au 23 de la rue Saint Augustin très bientôt, c’est passage Choiseul à Paris.
L’image contient peut-être : 11 personnes, personnes souriantes, texte
« Une petite faim, un lieu de rendez-vous à ne pas manquer ! »
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Je vous aime mes amis et la vie sans vous, sans chacun, avec vos forces et vos faiblesses n’auraient pas autant de piment. Je t’aime mon filleul, je t’aime aussi J… et toi T., et toi B, et toi encore A-F, et vous toutes et tous, que serait la vie sans vous ?
 
Chacun est important !

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